NapseflowNapseflow
Généraliste

Le Canada privatisera la gestion de ses principaux aéroports

Le Devoir · mis à jour il y a 5 j

Montréal-Trudeau fait partie des quatre aéroports qui seront gérés par le privé..

Plan de privatisation annoncé

Le premier ministre canadien Mark Carney a annoncé le 15 septembre 2026 un projet de privatisation partielle des quatre plus grands aéroports du pays. Ces aéroports sont Montréal-Trudeau, Toronto-Pearson (le plus fréquenté du Canada), Vancouver et Calgary. Le gouvernement fédéral confiera leur gestion à des opérateurs privés via des concessions à long terme de 35 ou 50 ans. Ces contrats permettent à une entreprise privée d’exploiter un service public (ici, un aéroport) en échange d’un loyer ou d’une redevance versée à l’État. Le gouvernement conservera la propriété des terrains et des infrastructures, tandis que le secteur privé gérera les activités commerciales comme les restaurants ou les boutiques, afin d’en tirer des profits. Aucune date précise n’a été communiquée pour le lancement de ce projet.

Origine des investisseurs

Les capitaux nécessaires à cette privatisation pourraient provenir de l’étranger, a indiqué Mark Carney. Le gouvernement souhaite organiser une concurrence entre les investisseurs pour obtenir les meilleures offres, tant sur le plan financier que sur la qualité des services rendus aux voyageurs. Le premier ministre a souligné que les principaux régimes de retraite canadiens, comme La Caisse (Québec) ou Investissements PSP (fédéral), possèdent déjà une expertise en gestion d’aéroports à l’international. Ces fonds de pension gèrent des actifs financiers pour financer les retraites des Canadiens et investissent dans divers secteurs, dont les infrastructures. Ottawa restera responsable des normes de sécurité et des standards de service, garantissant ainsi que les voyageurs ne subiront pas de baisse de qualité.

Rôle du fonds souverain

Le gouvernement a annoncé que le fonds souverain « pour un Canada fort », créé récemment, sera associé à ce projet en tant que co-investisseur. Ce fonds, doté de plusieurs milliards de dollars, vise à soutenir des projets d’intérêt national en réalisant des rendements directs, c’est-à-dire des profits pour l’État. Les revenus générés par la privatisation des grands aéroports seront réinvestis dans les aéroports régionaux, souvent moins rentables mais essentiels pour les voyageurs des zones rurales. L’objectif est d’améliorer l’expérience de voyage dans l’ensemble du pays, sans laisser ces régions à l’écart des investissements.

Réactions politiques

L’annonce a suscité des réactions contrastées parmi les partis d’opposition. Le Bloc québécois a critiqué cette privatisation, l’assimilant à une vente d’actifs publics pour combler le déficit budgétaire. Son porte-parole, Gabriel Ste-Marie, s’est interrogé sur les bénéficiaires de cette opération, estimant que la population canadienne n’en tirerait pas d’avantages. Le Nouveau Parti démocratique (NPD), dirigé par Avi Lewis, a également dénoncé ce projet, prédisant une hausse des frais pour les voyageurs, une détérioration des conditions de travail pour les employés et un appauvrissement des finances publiques. Enfin, le chef conservateur Pierre Poilievre a qualifié le sommet de l’investissement organisé par Mark Carney de grande illusion, remettant en cause les chiffres avancés sur l’investissement étranger.

Ce que ça pourrait changer

Cette annonce s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement Carney, qui avait déjà évoqué en novembre 2025 son intention d’étudier des scénarios de privatisation pour les aéroports. Le premier ministre a également révélé que le budget des opérations courantes du fédéral serait présenté dès l’année suivante, soit un an plus tôt que prévu. Cette décision s’appuie sur un *plan d’investissement* qui ne prend pas en compte certaines dépenses, selon ses propres calculs. Le projet vise à moderniser les infrastructures aéroportuaires tout en attirant des capitaux privés, dans un contexte où le Canada cherche à stimuler sa croissance économique.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.