L’Inconnue : Arthur Harari et Niels Schneider sont les invités des Midis
En sélection officielle au Festival de Cannes 2026, L’Inconnue d’Arthur Harari sort en salles ce mercredi. Un thriller fantastique porté par Léa Seydoux et Niels Schneider, qui détourne le genre du body switch et explore avec une sobriété kafkaïenne le vertige de l'altérité..
Le film L’Inconnue, réalisé par Arthur Harari, sort en salles ce mercredi 25 août 2026. Ce thriller fantastique, sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2026, met en scène Léa Seydoux et Niels Schneider dans des rôles principaux. L’histoire s’inspire librement du roman graphique Le cas David Zimmerman, coécrit par Arthur Harari et son frère Lucas Harari, publié en 2024 par les éditions Sarbacane. Le film explore un thème classique du fantastique : le body switch (changement de corps), où un personnage se retrouve propulsé dans le corps d’une autre personne. Arthur Harari, déjà connu pour son travail sur des films comme Diamant noir (2016) ou La Main de Charles (2023), signe ici une œuvre qui mêle réalisme et éléments surnaturels, avec une approche visuelle et narrative inspirée par l’univers de Franz Kafka.
L’intrigue de L’Inconnue suit David Zimmerman, un photographe parisien solitaire qui se retrouve, contre son gré, dans le corps d’une femme inconnue. Ce scénario, inspiré du roman graphique dont il est adapté, plonge le spectateur dans une quête d’identité à la fois sensorielle et vertigineuse. Arthur Harari utilise le décor du Paris contemporain pour ancrer son récit dans une réalité tangible, tout en explorant des questions philosophiques sur l’altérité et la transformation de soi. Le terme kafkaïen employé pour décrire le film renvoie à l’œuvre de Franz Kafka, auteur tchèque célèbre pour ses récits où les personnages sont confrontés à des situations absurdes et oppressantes, souvent liées à des mécanismes bureaucratiques ou existentiels. Ici, le body switch devient un prétexte pour interroger la perception que nous avons de nous-mêmes et des autres.
Le film est porté par un duo d’acteurs principaux : Léa Seydoux, actrice française renommée pour ses rôles dans des films comme La Vie d’Adèle ou Mission Impossible, et Niels Schneider, comédien franco-canadien connu pour ses performances dans Le Grand Bain ou Les Amandiers. Arthur Harari, qui est à la fois réalisateur, scénariste et acteur, a coécrit le scénario avec son frère Lucas Harari. Niels Schneider incarne ici un personnage en pleine métamorphose physique et psychologique, tandis que Léa Seydoux donne vie à une femme dont l’identité devient le centre du récit. Leur interprétation, décrite comme habitée et profondément métamorphosée, est un élément clé de la réussite du film, selon les critiques.
La sortie de L’Inconnue intervient dans un contexte cinématographique marqué par une forte présence du fantastique et des récits explorant les limites de l’identité humaine. Le film a été présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2026, un événement majeur du cinéma mondial qui récompense chaque année des œuvres innovantes et audacieuses. Arthur Harari, déjà reconnu pour son style visuel et narratif, confirme avec ce film son attachement à des thèmes comme l’étrangeté du quotidien et la fragilité de l’existence. Bien que l’article ne détaille pas les réactions du public ou de la critique, la mention de la sélection cannoise suggère une reconnaissance artistique et une attente positive autour de cette sortie.
Le scénario de *L’Inconnue* est une adaptation libre du roman graphique *Le cas David Zimmerman*, publié en 2024 par Lucas et David Harari aux éditions Sarbacane. Un *roman graphique* est une bande dessinée qui se distingue par sa narration complexe et ses thèmes matures, souvent destinés à un public adulte. Dans ce cas précis, l’œuvre originale sert de base à une réinterprétation cinématographique, où Arthur Harari et son frère ont pu développer des éléments supplémentaires ou modifier certains aspects du récit pour mieux correspondre aux spécificités du langage filmique. Cette adaptation illustre une tendance récente du cinéma français à puiser dans la bande dessinée pour nourrir des projets cinématographiques ambitieux.

