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Généraliste

Tempête tarifaire, candidat conservateur démissionnaire et référendum minoritaire

Le Devoir · mis à jour 9 sept.

Le Parti conservateur a perdu un premier candidat, mercredi, en raison de propos homophobes et antiavortement..

Départ d'un candidat conservateur

Le Parti conservateur du Québec a perdu un de ses candidats, le pasteur Éric Lanthier, dans la circonscription de Pontiac. Ce dernier a retiré sa candidature après la révélation de propos jugés homophobes et antiavortement par le Journal de Montréal. Ce départ survient alors que le parti tente de présenter une image unifiée face aux polémiques. Le chef conservateur Éric Duhaime a réaffirmé la position officielle du parti : il se dit pro-choix (c'est-à-dire favorable au droit à l'avortement) et a précisé qu'il est lui-même homosexuel, tout en condamnant les propos de son ancien candidat. Cette affaire a éclipsé le dévoilement du cadre financier conservateur, qui prévoit des réductions de dépenses de 60 milliards d'euros sur cinq ans pour atteindre un équilibre budgétaire dès le premier mandat, malgré des engagements électoraux totalisant 53 milliards d'euros.

Tensions économiques avec les États-Unis

Le Québec et le Canada font face à une possible escalade des tensions commerciales avec les États-Unis, marquée par des représailles américaines et des risques de guerre tarifaire (conflit économique où chaque pays impose des taxes douanières sur les produits de l'autre pour se protéger). La cheffe de la CAQ (Coalition Avenir Québec), Christine Fréchette, a évoqué la possibilité de restreindre l'exportation d'électricité vers les États-Unis, bien que cette mesure ne soit pas considérée comme prioritaire pour l'instant. Le chef libéral Charles Milliard et Éric Duhaime ont tous deux appelé à la négociation plutôt qu'à l'escalade, tout en reconnaissant que l'énergie québécoise pourrait servir de levier (outil de pression) dans les discussions. Milliard a proposé de réduire la fonction publique de 12 000 postes sur cinq ans, tandis que Duhaime a insisté sur les risques économiques d'une guerre tarifaire pour les deux pays.

Stratégies des partis en campagne

Les trois principaux partis en lice pour les élections québécoises de 2026 ont adopté des stratégies distinctes. Christine Fréchette (CAQ) a mis en avant son expérience pour rassurer les électeurs, soulignant qu'elle a déjà géré des crises économiques. Elle a critiqué le plan conservateur, estimant qu'il nécessiterait des coupes massives dans les services publics. Charles Milliard (Parti libéral) a présenté un plan de réduction de la fonction publique et a accusé Éric Duhaime de ne pas avoir exclu son candidat controversé plus tôt. Paul St-Pierre Plamondon (Parti québécois) a promis de maintenir son projet de référendum sur l'indépendance du Québec, même en cas de gouvernement minoritaire. Il a aussi annoncé un remboursement de la TVQ (taxe de vente du Québec) jusqu'à 45 000 $ pour l'achat d'une première propriété, afin d'attirer les jeunes électeurs.

Ce que ça pourrait changer

La question d'un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec domine les débats, surtout depuis que le Parti québécois (PQ) a indiqué qu'il ne renoncerait pas à ce projet, même en cas de gouvernement minoritaire. Le chef libéral Charles Milliard a suggéré que des députés de la CAQ pourraient soutenir un référendum, en citant Christine Fréchette comme exemple de souverainiste au sein de son parti. Le PQ a rejeté cette hypothèse, tandis que la CAQ a nié toute intention de faire avancer la cause indépendantiste. Milliard a conclu que le seul moyen d'éviter un référendum serait de voter pour son parti. Pendant ce temps, Québec solidaire n'a pas organisé d'événement public, tandis que la CAQ a annoncé un plan pour standardiser les bâtiments publics afin de réduire les coûts, ainsi que la pérennisation du congé de taxe sur le carbone pour le secteur agricole.

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