NapseflowNapseflow
Tech

France Biotech veut flécher l'épargne des particuliers vers les startups de la santé

Maddyness · mis à jour il y a 5 j

L’article France Biotech veut flécher l'épargne des particuliers vers les startups de la santé est apparu en premier sur Maddyness - Le média pour comprendre l'économie de demain..

Crise de trésorerie

Près de 60 % des entreprises françaises du secteur de la santé disposent de seulement six mois de trésorerie ou moins. Cette situation reflète une difficulté chronique à financer leurs activités quotidiennes, comme les salaires ou les achats de matériel. Selon une enquête menée par France Biotech entre mi-juin et fin juillet auprès de 120 sociétés, cette crise s’aggrave : en juillet 2026, 71 % des entreprises rencontraient des difficultés pour obtenir des financements bancaires, contre 61 % en juillet 2024 et 68 % en juillet 2025. Ces chiffres illustrent un accès de plus en plus restreint aux prêts bancaires, essentiels pour la survie des jeunes pousses innovantes.

Problème de financement

Le financement des startups de la santé en France repose principalement sur des levées de fonds, c’est-à-dire des collectes d’argent auprès d’investisseurs privés ou institutionnels. Or, ces financements sont très concentrés : près de la moitié des 700 millions d’euros levés au premier semestre 2024 ont été captés par seulement cinq entreprises. Parmi elles, la biotech française Bionyra a levé plus de 140 millions d’euros. Cette concentration laisse de nombreuses autres startups sans ressources suffisantes. Par ailleurs, il n’y a eu aucune introduction en Bourse (IPO) de biotech française à Paris ou aux États-Unis depuis plusieurs années, ce qui limite encore les options de financement pour ces entreprises.

Solution proposée

Pour résoudre cette crise, France Biotech, une association représentant les entreprises de biotechnologie, technologie médicale et santé numérique, propose de mobiliser l’épargne des particuliers. L’idée est de créer des produits d’investissement dédiés, inspirés de ce qui a été fait pour le secteur de la défense. Frédéric Girard, président de France Biotech, souligne l’importance de montrer que ces investissements ont un double avantage : un impact sociétal fort et un potentiel de rendement intéressant. Les pouvoirs publics pourraient jouer un rôle d’incitateur pour encourager cette dynamique.

Produits d'épargne innovants

France Biotech suggère d’intégrer des unités de compte « Innovation en santé » dans des produits d’épargne existants comme l’assurance-vie ou le plan d’épargne-retraite (PER). Ces unités de compte permettraient aux épargnants d’investir directement dans des startups de la santé. L’association plaide également pour la création d’un label spécifique, similaire aux labels d’investissement responsable, qui serait attribué aux fonds de capital-risque et de capital-croissance investissant dans des entreprises non cotées développant des technologies innovantes en santé. Ce label servirait de garantie pour les investisseurs.

Exemple défense

Un précédent existe avec le secteur de la défense. En 2023, BpiFrance a lancé un fonds dédié à la défense ouvert aux particuliers, avec pour objectif de lever 450 millions d’euros. Ce fonds montre qu’il est possible de mobiliser l’épargne privée pour financer des secteurs stratégiques. Frédéric Girard, président de France Biotech, espère reproduire ce modèle pour la santé. Il insiste sur la nécessité de construire une communication adaptée et de mobiliser à la fois les épargnants privés et le secteur privé pour créer des produits d’investissement attractifs et accessibles.

Ce que ça pourrait changer

Plusieurs acteurs jouent un rôle central dans cette dynamique. France Biotech, en tant qu’association représentative, porte la proposition et cherche à convaincre les pouvoirs publics de soutenir l’initiative. BpiFrance, une banque publique d’investissement, a déjà montré la voie avec son fonds défense. Les fonds de *capital-risque* et de *capital-croissance*, qui investissent dans des entreprises non cotées, sont également concernés : ils pourraient bénéficier du label proposé pour attirer davantage d’épargnants. Enfin, les particuliers, dont l’épargne est aujourd’hui peu orientée vers ces secteurs, sont invités à jouer un rôle actif dans le financement de l’innovation en santé.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.