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Généraliste

Le choix de l’audace

Le Devoir · mis à jour 3 oct.

Élire un gouvernement péquiste majoritaire ou choisir la certitude de poursuivre sur la voie du rapetissement..

Contexte électoral serré

L'article aborde une élection québécoise où le Parti québécois (PQ) pourrait obtenir une majorité, mais où la lutte est incertaine dans plusieurs circonscriptions. Douze circonscriptions dites « pivots » sont particulièrement surveillées, car elles pourraient basculer en faveur du PQ ou de ses adversaires. Parmi ces circonscriptions, six voient le Parti conservateur du Québec (PCQ) comme principal rival, trois sont en compétition avec Québec solidaire, et trois avec le Parti libéral du Québec. Le suspense persiste malgré les sondages, comme en 2012, où ceux publiés la veille de l'élection avaient surestimé le score final du PQ (31,9 % des voix contre 36 % estimés). Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a mentionné la nécessité d'un candidat dans son futur Conseil des ministres, illustrant l'importance stratégique de certaines courses électorales.

Débats et performances

Les débats des chefs jouent un rôle clé dans les dernières heures de la campagne. Paul St-Pierre Plamondon avait marqué les esprits par son calme et sa modération lors des débats, mais des critiques sont réapparues sur son tempérament impulsif, notamment ses prises de position contre la monarchie, le fédéralisme ou les médias. Ces emportements, jugés prématurés, pourraient offrir des arguments à ses adversaires. Par exemple, France-Élaine Duranceau a comparé son style à celui de Donald Trump, une comparaison que l'auteur juge exagérée, tandis que Ruba Ghazal a évoqué des similitudes avec François Legault. Ces réactions montrent comment les performances des chefs peuvent influencer l'opinion publique en fin de campagne.

Risques économiques évoqués

L'éventualité d'un gouvernement péquiste majoritaire soulève des craintes économiques, notamment celle d'un référendum sur l'indépendance du Québec. Christine Fréchette, candidate libérale, a évoqué des « impacts économiques colossaux », citant notamment la perte d'investissements fédéraux dans la défense, estimés à des dizaines de milliards de dollars. Cette crainte rappelle les arguments utilisés en 1995, lorsque Paul Martin, alors ministre des Finances canadien, avait évoqué la perte d'un million d'emplois en cas de victoire du « oui ». Cependant, l'auteur souligne que ces prédictions restent hypothétiques, bien que la stabilité politique soit un argument avancé par Toronto pour attirer des entreprises comme la future Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience (DSR).

Réactions du monde économique

Le monde économique québécois, représenté par des figures comme Alain Bouchard, pdg de Couche-Tard, a réagi aux craintes liées à un possible retour du PQ. Un appel lancé par des représentants du Québec inc. a demandé à la classe politique de créer des conditions plus favorables à l'investissement, mais cet appel est arrivé tardivement dans la campagne. Bouchard a précisé que la perspective d'un gouvernement péquiste ne constituait pas une préoccupation majeure pour son entreprise. Malgré cela, l'auteur souligne que l'incertitude politique pourrait peser sur les décisions d'investissement, même si elle n'est pas explicitement citée comme un frein.

Ce que ça pourrait changer

L'article oppose deux visions pour l'avenir du Québec : celle d'un gouvernement péquiste majoritaire, perçue comme un choix d'audace, et celle d'une continuation du statu quo, qualifiée de « voie du rapetissement ». Le PQ demande aux électeurs de faire « le choix de la confiance », mais l'auteur suggère que ce choix pourrait plutôt s'apparenter à une prise de risque calculée. L'audace évoquée renvoie à des moments historiques comme 1976 ou 1994, où le Québec a osé des changements majeurs sans franchir le pas ultime. Paul St-Pierre Plamondon affirme qu'un troisième « non » à l'indépendance n'affaiblirait pas le rapport de force du Québec, mais l'auteur souligne que cette position pourrait évoluer. L'article rappelle que Plamondon a déjà qualifié l'indépendance de « trou noir », illustrant les contradictions et les revirements possibles dans le débat politique.

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