Test de Marvel’s Wolverine, un jeu tristement basique
Après deux jeux et un spin-off dans l'univers de Spider-Man, Insomniac Games continue de puiser dans les licences Marvel en nous proposant cette fois d'incarner Wolverine. Nouveau décor, nouveau héros, nouveau gameplay.
Insomniac Games, un studio de développement de jeux vidéo connu pour ses exclusivités PlayStation, sort Marvel’s Wolverine le 15 septembre 2026 sur PS5 et PS5 Pro. Ce jeu marque un changement de licence pour le studio, qui avait précédemment développé trois jeux dans l’univers Marvel’s Spider-Man en six ans. Le développement du jeu a été perturbé par une cyberattaque ayant fuité des images du jeu, ce qui a ralenti sa production. Wolverine est un personnage emblématique des comics Marvel, souvent classé parmi les plus populaires, devant Spider-Man dans certains sondages des années 1990. Ce héros, interprété au cinéma par Hugh Jackman, est un mutant doté de griffes rétractables, d’une régénération accélérée et d’une force surhumaine, ce qui en fait un personnage central de l’univers X-Men.
Le gameplay de Marvel’s Wolverine repose sur un système de combat violent et spectaculaire, où le joueur incarne un Wolverine quasi invulnérable. Les combats sont conçus pour être rapides et gratifiants, avec des enchaînements de coups sanglants et des effets de destruction poussés. Cependant, cette simplicité devient problématique sur la durée : le jeu manque cruellement de défis, car Wolverine ne peut presque jamais mourir et les ennemis ne présentent pas de réelle menace. Les séquences de jeu, comme les courses à moto, sont très scriptées et peu interactives, avec des QTE (Quick Time Events, des actions rapides à effectuer à l’écran) qui limitent la liberté du joueur. Le jeu propose également des objectifs secondaires répétitifs, comme la collecte d’objets ou de tenues, sans aucun challenge. En résumé, l’expérience de jeu, bien que spectaculaire au début, devient rapidement monotone et vide de sens.
L’histoire de Marvel’s Wolverine suit un scénario classique de mutants persécutés par les humains, un thème récurrent dans les comics Marvel. Le scénario manque d’originalité, avec un twist prévisible dès le début, révélant une écriture paresseuse et un manque d’inspiration. Les personnages secondaires, comme Jean Grey ou Lady Deathstrike, sont peu développés et leurs designs sont critiqués pour leur manque de cohérence avec leur apparence dans les comics. Le jeu souffre également d’un rythme mal maîtrisé, avec des temps morts fréquents et des niveaux cloisonnés. Contrairement aux jeux Spider-Man du même studio, Wolverine est un jeu très dirigé, où le joueur suit un chemin prédéfini sans réelle liberté d’exploration.
Visuellement, Marvel’s Wolverine exploite pleinement la puissance de la PS5, avec des graphismes impressionnants et des effets visuels soignés. Les modèles 3D des personnages et des environnements sont détaillés, et les animations de combat, notamment les effets de sang et de destruction, sont très poussées. Cependant, le jeu présente des défauts de finition surprenants pour une exclusivité PlayStation. Les personnages non-joueurs (PNJ) sont peu crédibles, et des bugs de collision ou de script perturbent l’expérience, comme des personnages bloqués dans des décors ou des portes qui ne s’ouvrent pas. Le character design (design des personnages) est également critiqué, avec des choix artistiques jugés douteux pour certains personnages comme Lady Deathstrike ou Dents-de-Sabre.
Le jeu est souvent comparé aux précédents titres d’Insomniac Games, notamment la série Marvel’s Spider-Man, qui avait marqué les joueurs par son gameplay équilibré, son histoire captivante et ses environnements ouverts. Wolverine, en revanche, est un jeu beaucoup plus dirigé, avec des niveaux cloisonnés et un rythme mal maîtrisé. Alors que Spider-Man permettait une exploration libre de New York, Wolverine se limite à des arènes de combat et des couloirs, sans réelle liberté. De plus, les jeux Spider-Man proposaient des défis et des mécaniques de jeu variées, tandis que Wolverine repose sur un système répétitif et peu stimulant. Cette régression est d’autant plus notable que Wolverine est une exclusivité PlayStation 5 censée représenter le meilleur de la console.
Avec une note globale de 5/10, *Marvel’s Wolverine* est considéré comme un échec pour une exclusivité PlayStation 5. Bien que le jeu soit visuellement impressionnant et offre une expérience de combat satisfaisante sur de courtes sessions, il manque cruellement de profondeur et de variété. Les défauts de finition, le scénario faible et le gameplay répétitif transforment une expérience prometteuse en un jeu décevant. Le jeu ne parvient pas à captiver le joueur sur la durée, contrairement aux précédents titres d’Insomniac Games. Pour les fans de Wolverine ou de jeux d’action, *Marvel’s Wolverine* peut offrir quelques minutes de divertissement, mais il ne justifie pas son statut d’exclusivité majeure pour la PS5.

