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Jour 8 de la campagne électorale : où seront les chefs?

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 1 h

Les partis parleront de finances publiques, de télésanté et de développement régional aujourd'hui..

Agenda des chefs

Le huitième jour de la campagne électorale québécoise de 2026 voit les cinq principaux chefs de parti sillonner différentes régions du Québec pour rencontrer électeurs, entreprises et militants. Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), débute sa journée par une conférence de presse à Roxton Pond en Estrie, avant de visiter l’entreprise Soprema à Drummondville et les installations au pied du mont Orford. Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), tient un point de presse à Val-d’Or pour évoquer les services aux régions, puis se rend à Lebel-sur-Quévillon où il visite les Promenades de la Jamésie et dîne avec ses militants avant de se diriger vers Chibougamau pour une partie de quilles. Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), annonce une mesure en télésanté à Rivière-du-Loup, marche sur le quai de la traverse vers Saint-Siméon, dîne avec sa candidate Karine Malenfant, visite l’entreprise Verbois et participe à un rassemblement militant. Ruba Ghazal, co-porte-parole de Québec solidaire (QS), tient un point de presse à Montréal sur les finances publiques avant de visiter les habitations communautaires Entre-deux-âges et de participer à une soirée d’appels électoraux à Québec. Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), est à Saint-Lambert-de-Lauzon pour une conférence de presse, puis se rend à Saint-Joseph-de-Beauce pour visiter plusieurs entreprises locales avant un rassemblement militant à Beauceville.

Promesses électorales récentes

Les chefs de parti ont multiplié les annonces en début de campagne, chacune ciblant des enjeux spécifiques. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) promet de moderniser l’école publique en organisant des états généraux (réunions publiques pour discuter d’une réforme), en valorisant la formation professionnelle (enseignements techniques et métiers), en luttant contre le décrochage scolaire (abandon des études) et en favorisant la mixité scolaire (mélange des élèves de milieux sociaux différents). Christine Fréchette (CAQ) annonce la suppression de 2 900 postes de fonctionnaires (emplois dans l’administration publique) et la création d’une équipe dédiée à l’efficacité de l’État pour réduire les coûts. Elle propose aussi un plan d’action national en itinérance (stratégie pour aider les sans-abri) dans les premiers mois d’un gouvernement caquiste. Charles Milliard (PLQ) s’engage à consacrer 75 % du PQI (Plan québécois des infrastructures) au maintien d’actifs (entretien des bâtiments et routes) jusqu’à ce que 80 % des infrastructures publiques soient jugées en bon état. Éric Duhaime (PCQ) veut supprimer les barrières interprovinciales (règles limitant les échanges entre provinces) pour faciliter les affaires des entreprises québécoises face aux tarifs douaniers américains (taxes américaines sur les importations). Ruba Ghazal (QS) propose un programme de prêt remboursable pour aider les premiers acheteurs (personnes achetant une maison pour la première fois) avec une mise de fonds pouvant atteindre 15 % de la valeur d’une maison neuve ou 5 % pour une maison existante.

Débat sur la fonction publique

La réduction de la taille de l’État et des effectifs de la fonction publique (ensemble des employés de l’administration) est au cœur des débats électoraux. Les partis promettent des coupes (réductions budgétaires) et une débureaucratisation (simplification des processus administratifs), avec des termes comme dégraissage, tronçonneuse ou coupes chirurgicales pour décrire leurs approches. Patrick Gloutney, président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), section Québec, critique ces promesses, qualifiant les fonctionnaires de cibles faciles et soulignant que ces discours reviennent depuis 30 ans. À l’inverse, François Vincent, vice-président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), salue ces engagements, estimant que l’État peut être plus efficace. Antoine Genest-Grégoire, professeur de fiscalité à l’Université de Sherbrooke, explique cette dynamique par le principe de la tarte aux pommes : les citoyens veulent plus de services publics pour le même coût, ce qui pousse les partis à promettre des économies sans réduire la qualité des services. La fonction publique québécoise compte environ 100 000 employés.

Ce que ça pourrait changer

La campagne électorale met en lumière les défis des régions québécoises. À Témiscaming, ville de 3 000 habitants en Abitibi-Témiscamingue, l’usine de carton RYAM vient d’annoncer une *suspension d’activités* (fermeture temporaire) en raison des *tarifs douaniers américains*, mettant 425 emplois en péril, soit près de la moitié de la population active locale. Malgré ce choc économique, la région se distingue par son *esprit communautaire*, illustré par des initiatives locales comme le restaurant *La Brassette TemRose*, où une tarte aux bleuets maison est préparée par une famille de la région. Pascal Bérubé, député sortant du Parti québécois dans Matane-Matapédia-Mitis, lance sa campagne pour un septième mandat en insistant sur son engagement à *rester à l’écoute des citoyens*, sans détailler de promesses spécifiques. Son message souligne l’importance de la proximité dans les régions éloignées des grands centres.

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