Les troupes conservatrices débarqueront «avec une approche de collaboration», assure Éric Duhaime
Le chef conservateur promet de «mettre de l’eau dans son vin» pour collaborer avec le nouveau gouvernement minoritaire..
Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), annonce que ses députés adopteront une approche de collaboration à l’Assemblée nationale du Québec après leur élection. Le PCQ, issu d’un mouvement de contestation dans la rue, passe d’une opposition radicale à une participation constructive au gouvernement. Duhaime admet que cette transition représente un changement majeur : « c’est une autre paire de manches » d’entrer dans l’enceinte du Parlement. Le parti, qui compte désormais 19 députés, vise à faire avancer ses idées tout en respectant les règles du système parlementaire québécois. Cette évolution marque un tournant pour un parti qui se présentait traditionnellement comme une force de rupture.
Pour réussir dans ce nouveau rôle, Éric Duhaime insiste sur la nécessité de trouver des compromis avec le gouvernement minoritaire de Paul St-Pierre Plamondon. Il cite l’exemple du gaz de schiste, un enjeu où il avait précédemment adopté une position inflexible, mais où il se montre désormais plus ouvert au dialogue. Duhaime compare cette dynamique à une négociation : « quand tu arrives à une table de négociations et que tu es dur comme le métal, ça ne fait pas de bonnes négociations ». Il souligne aussi l’importance de la discipline au sein de son caucus, comparant le fonctionnement d’un parti politique à une équipe de hockey : « quand tout le monde joue pour lui-même, habituellement ça ne finit pas avec des victoires ». La cohésion des 19 députés conservateurs sera donc cruciale pour influencer les décisions.
Maïté Blanchette Vézina, ancienne ministre de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et nouvelle députée conservatrice de La Peltrie, sera chargée de diriger le groupe parlementaire du PCQ. Son expérience politique au sein de la CAQ pourrait faciliter les échanges avec l’opposition officielle. Duhaime évoque aussi la possibilité de recruter d’anciens caquistes, estimant que « il y a des gens là-dedans qui sont des bonnes personnes, avec des bonnes idées ». Il se dit prêt à travailler avec d’anciens membres de la CAQ, malgré les tensions récentes, car il considère que « avant d’être un conservateur, je suis un démocrate ». Cette ouverture vise à renforcer l’influence du PCQ à l’Assemblée nationale.
L’élection de 2026 a conduit à un gouvernement minoritaire, une situation où aucun parti ne détient la majorité absolue des sièges. Le Parti conservateur du Québec (PCQ) fait son entrée à l’Assemblée nationale avec **19 députés**, un nombre suffisant pour jouer un rôle clé dans les débats. Éric Duhaime critique le système actuel, soulignant que *« un Québécois sur huit ne vaille rien une fois à l’intérieur des murs ici »*, une référence aux électeurs de la CAQ qui ont obtenu seulement **13 % des votes** lors du scrutin. Cette situation illustre les défis d’un système politique où les partis doivent composer avec des alliances ou des compromis pour faire adopter des lois.

