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Généraliste

Avantage Xi

Le Devoir · mis à jour 28 sept.

Xi Jinping a marqué des points face à un Trump admiratif..

Sommet sino-américain

Le sommet sino-américain de Washington en 2026 a été un événement médiatique spectaculaire, mais avec peu de résultats concrets. Xi Jinping, président chinois, et Donald Trump, président américain, s’y sont rencontrés pour tenter de régler des tensions commerciales et technologiques. Xi cherchait à se présenter comme l’égal des États-Unis, tout en obtenant un délai pour la guerre commerciale en cours entre les deux pays. Cette guerre oppose les deux économies sur des droits de douane, des subventions et des restrictions technologiques. La rencontre a permis d’obtenir deux mois supplémentaires de trêve douanière, initialement prévue pour se terminer en novembre 2026. Ce délai, bien que modeste, offre un répit dans un conflit qui oppose les deux puissances depuis plusieurs années.

Stratégies des dirigeants

Xi Jinping et Donald Trump ont adopté des stratégies opposées lors de ce sommet. Xi, décrit comme un dirigeant calculateur et stratégique, a exploité la dimension symbolique de la rencontre pour renforcer l’image de la Chine comme puissance mondiale. Il a abordé des sujets comme l’intelligence artificielle (IA), en proposant une coopération sous contrôle humain, mais sans engagement contraignant. Trump, en revanche, a privilégié le faste et la mise en scène, organisant une visite d’État fastueuse pour renforcer son image personnelle. Il a montré peu d’intérêt pour les détails techniques, comme en témoigne son obsession pour le terme super-intelligence plutôt que intelligence artificielle, qu’il a imposé lors de la rencontre. Xi, quant à lui, a maintenu une position neutre sur l’Iran, un pays soutenu économiquement par la Chine, malgré les tensions avec les États-Unis.

Intelligence artificielle

L’intelligence artificielle (IA) est un domaine technologique clé abordé lors du sommet. Xi Jinping a proposé une coopération entre la Chine et les États-Unis pour développer l’IA tout en la maintenant sous contrôle humain, avec pour objectif de servir le bien-être des populations. Cependant, cette proposition reste vague et sans engagement concret, typique des déclarations chinoises. Trump, quant à lui, a montré un désintérêt pour les aspects techniques, préférant se concentrer sur des détails linguistiques, comme le choix du terme super-intelligence. Aucune mesure contraignante n’a été évoquée pour réguler le développement de l’IA, malgré les inquiétudes croissantes dans le monde concernant ses risques potentiels. Les deux dirigeants n’ont donc pas avancé sur des solutions concrètes pour encadrer cette technologie.

Guerre commerciale

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis est un conflit économique majeur qui oppose les deux pays depuis plusieurs années. Elle se manifeste par des droits de douane élevés, des subventions aux entreprises et des restrictions technologiques, comme celles imposées aux entreprises chinoises dans les secteurs des télécommunications ou des semi-conducteurs. Lors du sommet de Washington, Xi Jinping a obtenu un délai de deux mois supplémentaires pour une trêve douanière, initialement prévue pour se terminer en novembre 2026. Ce répit permet à la Chine de continuer à rattraper son retard technologique, notamment dans le domaine numérique. Cependant, cette trêve ne résout pas les tensions structurelles entre les deux économies, qui restent profondes.

Iran et tensions géopolitiques

L’Iran est un sujet de tension entre la Chine et les États-Unis, la Chine soutenant économiquement et militairement ce pays. Depuis sept mois avant le sommet, l’Iran résiste aux pressions américaines, notamment militaires. Malgré les récriminations américaines, Xi Jinping a adopté une position neutre et ferme, se contentant de soutenir un cessez-le-feu entre les belligérants au Moyen-Orient. Aucune négociation sérieuse n’a eu lieu sur ce sujet, et la Chine a évité tout engagement qui pourrait nuire à ses relations avec l’Iran. Ce choix reflète la stratégie chinoise de non-alignement, tout en maintenant son influence dans la région.

Ce que ça pourrait changer

L’article évoque une théorie du philosophe allemand Walter Benjamin, qui définit le *fascisme comme performance*. Selon cette théorie, le fascisme se caractérise par un ton de communication dynamique et belliqueux, des rituels de masse, des slogans et la dénonciation des *ennemis du peuple*. Benjamin soulignait aussi l’utilisation des nouveaux médias de masse, comme la radio et le cinéma, pour saturer l’espace public de symboles plutôt que d’idées. Cette théorie est utilisée pour analyser le style de communication de Donald Trump, qui privilégie la forme sur la substance et utilise les médias pour renforcer son image. Cependant, l’article ne conclut pas à une équivalence entre le fascisme historique et les pratiques contemporaines de Trump.

Sujets complémentaires

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