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« Il vous volerait votre tuque » : Doug Ford dénonce violemment Donald Trump

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 9 j

Le premier ministre ontarien rend publique une lettre envoyée lundi au premier ministre canadien..

Réaction de Doug Ford

Le premier ministre ontarien Doug Ford a critiqué vivement Donald Trump, président des États-Unis, après l'échec des négociations commerciales entre les deux pays. Lors d'une conférence de presse le 22 août 2026, il a déclaré que Trump était une personne en qui on ne pouvait pas avoir confiance, utilisant une métaphore imagée pour illustrer son propos : selon lui, Trump serait capable de voler l'argent de poche d'un enfant le premier jour, sa tuque le deuxième jour et même ses chaussures de course le troisième jour. Cette sortie publique marque un changement après plusieurs jours de silence de la part de Ford, qui avait initialement gardé une position discrète face à l'accord de principe entre le Canada et les États-Unis.

Contenu de la lettre

Dans une lettre envoyée le 18 août 2026 à Mark Carney, gouverneur de la Banque du Canada et négociateur canadien, Doug Ford a exprimé ses inquiétudes quant à une entente commerciale proposée par les États-Unis. Il a souligné que cette proposition était désavantageuse pour l'Ontario et plusieurs secteurs économiques clés, notamment l'automobile, le minier et le manufacturier. Ford a insisté sur la nécessité pour Ottawa de ne pas accepter une mauvaise entente qui encouragerait les États-Unis à imposer des concessions supplémentaires. Il a également demandé au gouvernement fédéral de maintenir une position ferme et de conserver toutes les options possibles, y compris des mesures de représailles en cas de tarifs douaniers américains.

Position ferme du Canada

Doug Ford a réaffirmé que le Canada devait adopter une réponse ferme et unie face aux pressions américaines. Il a proposé que, en cas d'imposition de droits de douane par les États-Unis, le Canada réponde par des mesures de rétorsion équivalentes, c'est-à-dire des tarifs douaniers ou des sanctions financières de même ampleur (dollar pour dollar et tarif pour tarif). Ford a également insisté sur l'importance de l'unité entre les provinces et les territoires canadiens, demandant que ceux-ci soient pleinement informés avant toute entente intérimaire avec Washington. Cette position a été soutenue par Marit Stiles, cheffe du Nouveau Parti démocratique (NPD) de l'Ontario, qui a appelé à une réponse forte et décisive pour protéger les emplois et l'économie canadienne.

Stratégie économique

Doug Ford a proposé que le Canada utilise ses atouts stratégiques, comme l'approvisionnement en énergie et en minéraux critiques, comme leviers de négociation face aux États-Unis. Il a suggéré que des droits de représailles supplémentaires pourraient être envisagés sur les importations en provenance de certains États américains, notamment l'Alabama, l'Arkansas, la Floride, l'Iowa, le Missouri, le Montana, le Texas et le Wisconsin. Ford a également demandé au gouvernement fédéral de soutenir les travailleurs et les entreprises canadiennes en cas d'escalade des tensions commerciales, en améliorant la compétitivité des secteurs stratégiques grâce à des politiques et réglementations nationales adaptées.

Ce que ça pourrait changer

En cas de maintien des droits de douane américains, Doug Ford a demandé au gouvernement canadien de mettre en place des mesures pour protéger les travailleurs et les entreprises des secteurs touchés. Il a cité en exemple l'adoption de normes plus strictes en matière d'émissions de gaz à effet de serre pour le secteur automobile, afin d'améliorer sa compétitivité. L'objectif ultime reste l'élimination totale des droits de douane, mais Ford a souligné que des ajustements politiques et réglementaires seraient nécessaires pour y parvenir, notamment en soutenant les secteurs clés comme l'automobile, les mines et la fabrication.

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