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Élections au Québec : opération charme auprès des agriculteurs aujourd’hui

ICI Radio-Canada · mis à jour 10 sept.

Quatre des cinq chefs se rendront, jeudi, au siège social de l’Union des producteurs agricoles à Longueuil..

Campagne électorale intense

Quatre des cinq chefs de partis politiques au Québec se rendent aujourd’hui, jeudi 10 septembre 2026, au siège social de l’Union des producteurs agricoles (UPA) à Longueuil pour une rencontre avec les représentants du secteur agricole. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la campagne électorale en vue du scrutin du 5 octobre 2026. L’UPA est une organisation qui représente les intérêts des agriculteurs et des producteurs agricoles au Québec. Elle joue un rôle clé dans les négociations avec le gouvernement et les partis politiques, notamment sur des enjeux comme les subventions, les réglementations ou les politiques environnementales. La CAQ (Coalition avenir Québec), parti au pouvoir, avait déjà rencontré l’UPA la veille. Cette journée illustre l’importance accordée par les partis à l’électorat agricole, un secteur stratégique pour l’économie québécoise.

Agenda des chefs politiques

Les cinq chefs de partis ont des agendas chargés aujourd’hui. Paul St-Pierre Plamondon (Parti québécois) a commencé sa journée à 8 h 50 par la visite d’une ferme à Manseau, suivie d’un point de presse à 9 h 50 sur l’agriculture. Il se rendra ensuite à Longueuil pour rencontrer l’UPA à 13 h et tenir une mêlée de presse à 14 h 30. Charles Milliard (Parti libéral du Québec) rencontrera le conseil général de l’UPA à Longueuil à 10 h 30, suivi d’un point de presse à 11 h 45. Ruba Ghazal (Québec solidaire) est attendue à Longueuil à 11 h 30 pour présenter une proposition sur l’éducation, puis assistera au conseil général de l’UPA à 15 h. Éric Duhaime (Parti conservateur du Québec) rencontrera l’UPA à 8 h 30, avant une mêlée de presse à 9 h 45. Il terminera sa journée par une visite à Bécancour et un vignoble à Lemieux.

Débat sur la culture québécoise

Hier, mercredi 9 septembre 2026, un débat sur l’avenir de la culture québécoise a eu lieu à HEC Montréal, en présence de quatre candidats des principaux partis : Benoit Clermont (Parti libéral du Québec), Catherine Gentilcore (Parti québécois), Christine Maestracci (Coalition avenir Québec) et Sol Zanetti (Québec solidaire). Le débat, animé par Johane Despins, ancienne présentatrice de l’émission L’épicerie, a abordé des sujets comme les budgets culturels, l’avenir de l’audiovisuel, les sorties culturelles scolaires et le filet social. Cet événement s’inscrit dans la couverture médiatique des élections, mettant en lumière les priorités des partis en matière de culture, un secteur important pour l’identité québécoise.

Émission spéciale _Cinq chefs, une élection_

Les cinq chefs des principaux partis politiques au Québec ont participé hier soir à une émission spéciale intitulée Cinq chefs, une élection, diffusée en direct de l’agora du parlement à Québec. Chacun a répondu aux questions des journalistes Sébastien Bovet, Anne-Marie Dussault et Alec Castonguay, abordant des thèmes comme la guerre commerciale, la laïcité, les seuils d’immigration, l’indépendance du Québec ou l’exploitation des ressources naturelles. Les chefs se sont relayés par ordre de députation à la dissolution de l’Assemblée nationale. L’émission, d’une durée de deux heures, a été diffusée sur plusieurs plateformes de Radio-Canada et est disponible en rattrapage pour ceux qui l’auraient manquée.

Ce que ça pourrait changer

Un article de la série *À la recherche du Québec* met en lumière la situation de l’Abitibi-Témiscamingue, une région où le taux de suicide est presque deux fois supérieur à la moyenne québécoise. En 2023, le taux de suicide au Québec était de 11,9 pour 100 000 habitants, contre 22,4 en Abitibi-Témiscamingue. Cette région industrielle, marquée par des usines et une économie locale fragile, fait face à des défis sociaux majeurs, notamment en matière de santé mentale chez les hommes. L’article souligne les difficultés liées à la masculinité traditionnelle, où les hommes auraient moins de soutien pour exprimer leur détresse. Ce contexte social pourrait influencer les débats politiques lors des élections, notamment sur les questions de santé publique et de soutien aux communautés.

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