« C’était pas mon pussy » : François Gariépy banalise les propos de Donald Trump
Depuis le début de la campagne, les propos de l'ancien journaliste de CHOI Radio X suscitent la controverse..
François Gariépy est un candidat du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, lors des élections générales québécoises de 2026. Avant son entrée en politique, il était journaliste à CHOI Radio X, une station de radio privée connue pour son ton provocateur et ses prises de position controversées. Le PQ est un parti politique québécois souverainiste, fondé en 1968, qui défend l'idée d'une indépendance du Québec par rapport au Canada. La Coalition avenir Québec (CAQ), dirigée par François Legault, est le parti au pouvoir au Québec depuis 2018. Cette dernière est accusée par le PQ d'avoir espionné six ans de contenu de Radio X pour discréditer François Gariépy et détourner l'attention de son bilan économique.
En 2016, lors de sa première campagne présidentielle, Donald Trump a tenu des propos jugés sexistes et dégradants. Dans une vidéo enregistrée en 2005, il déclarait : « Quand tu es une star, elles te laissent faire. Tu peux faire n’importe quoi. Les attraper par la chatte (grab them by the pussy). Tu peux tout faire. » Ces mots, prononcés en anglais, ont été traduits en français par l'expression « attraper les femmes par les parties génitales ». Ces propos ont provoqué une vague d'indignation mondiale et ont été condamnés par des élus républicains et démocrates aux États-Unis. En 2023, une cour de justice américaine a condamné Trump pour agression sexuelle et diffamation dans un autre dossier, confirmant ainsi la gravité de ses comportements.
Le 21 juillet 2026, François Gariépy a commenté à l'antenne de CHOI Radio X la politique commerciale agressive des États-Unis sous l'administration Trump. Il a minimisé les propos sexistes de Trump en déclarant, avec un rire : « Moi, le grab the pussy m’avait aussi un peu déçu, enchaîne-t-il en pouffant de rire. Mais je ne l’avais pas pris perso, parce que c’était pas mon pussy. Il y avait quand même une distance. » Cette phrase, où il utilise le mot anglais pussy (signifiant chatte ou parties génitales féminines), a été perçue comme une banalisation des propos de Trump. Gariépy a également ajouté que Trump, en s'attaquant au Canada, s'en prenait à « mon Canada », soulignant un sentiment de proximité avec le pays.
Depuis le début de la campagne électorale de 2026, plusieurs médias ont rapporté des propos tenus par François Gariépy à CHOI Radio X ou dans des médias comme le magazine Urbania. Ces déclarations, souvent provocatrices ou exagérées pour choquer ou faire rire, ont suscité des controverses répétées. Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a défendu son candidat à plusieurs reprises, invitant les électeurs à le rencontrer avant de le juger. Gariépy a reconnu sur les réseaux sociaux avoir parfois « exagéré certains traits pour choquer ou faire rire », tout en exprimant sa déception face à la reprise médiatique de ces propos.
Les propos de François Gariépy ont relancé un débat sur la frontière entre humour provocateur et discours acceptable en politique. Le PQ a accusé la CAQ d'utiliser ces polémiques pour détourner l'attention des critiques sur son bilan économique, notamment des allégations de gaspillage de centaines de millions de dollars. François Gariépy tente de se faire élire dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, où il affronte la députée sortante de la CAQ, Kariane Bourassa. Son élection pourrait influencer l'équilibre des forces politiques au Québec, où les élections de 2026 s'annoncent serrées.

