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Droit

Assurance chômage : l'Unédic maintient les allocations et alerte sur sa situation financière

LégiSocial · mis à jour il y a 14 j

Le Conseil d'administration de l'Unédic a arrêté plusieurs orientations importantes pour l'Assurance chômage. Prévisions financières 2026-2028, approbation des comptes 2025, stratégie de financement et absence de revalorisation des allocations au 1er juillet 2026 : découvrez les principales décisions adoptées..

Bilan financier tendu

Le Conseil d’administration de l’Unédic, réuni le 30 juin 2026, a présenté les prévisions financières de l’Assurance chômage pour la période 2026-2028. Ces projections révèlent une situation financière toujours fragile, marquée par un déficit persistant en 2026. Les recettes du régime sont estimées à 44,3 milliards d’euros en 2026, puis à 49,6 milliards en 2027 et 51,2 milliards en 2028, sous réserve qu’aucun nouveau prélèvement de l’État ne soit effectué. Les dépenses, quant à elles, s’élèveraient à 46,6 milliards d’euros en 2026, 47,5 milliards en 2027 et 47,2 milliards en 2028. Résultat : un déficit de 2,3 milliards d’euros est prévu pour 2026, suivi d’un retour à l’équilibre en 2027 (+2,1 milliards) et en 2028 (+4 milliards). La dette du régime atteindrait 61,5 milliards d’euros fin 2026 avant de diminuer progressivement. Cette situation s’explique notamment par le prélèvement de l’État sur les recettes (3,35 milliards d’euros en 2025) et par les charges financières élevées, proches de 600 millions d’euros, liées au refinancement de la dette contractée pendant la crise sanitaire.

Résultats 2025 validés

Le Conseil d’administration a également approuvé les comptes de l’Unédic pour l’exercice 2025, certifiés sans réserve par les commissaires aux comptes. L’Assurance chômage affiche une perte limitée à 23 millions d’euros, un résultat bien inférieur aux années précédentes. Cette perte s’explique principalement par trois facteurs : le prélèvement de l’État (3,35 milliards d’euros en 2025), l’augmentation des charges financières (près de 600 millions d’euros) et la hausse des dépenses hors allocations. Sans ces prélèvements, l’Unédic aurait pu poursuivre sa trajectoire de réduction de sa dette. Cette validation des comptes confirme la rigueur de la gestion financière de l’organisme, malgré un contexte économique toujours difficile.

Financement par emprunt

Pour faire face à ses besoins de financement, l’Unédic a décidé de prolonger sa stratégie de financement par l’émission de dette à court, moyen et long terme. Depuis le début de l’année 2026, l’organisme a déjà levé 8 milliards d’euros sur les marchés grâce à un programme obligataire garanti par l’État. Cette méthode permet de couvrir les dépenses tout en maintenant les allocations chômage. L’Unédic continue ainsi de s’endetter pour assurer la pérennité du système, malgré des recettes contraintes et des dépenses en hausse. Cette stratégie vise à éviter une dégradation supplémentaire de la situation financière du régime.

Ce que ça pourrait changer

Le Conseil d’administration a décidé de ne pas revaloriser les allocations chômage au 1er juillet 2026. Cette décision s’inscrit dans un contexte de contraintes financières fortes et vise à limiter l’aggravation du déficit du régime. Les allocations chômage restent donc inchangées, sans augmentation pour compenser l’inflation ou améliorer le pouvoir d’achat des demandeurs d’emploi. Cette mesure illustre la priorité donnée à l’équilibre budgétaire plutôt qu’à l’amélioration des conditions des bénéficiaires. L’*Unédic* maintient ainsi ses allocations à un niveau stable, malgré les pressions économiques et sociales.

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