“Trumpapalooza” : à la convention républicaine de Dallas, Trump prend toute la place
C’est une première : à l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre, le locataire de la Maison-Blanche a décidé d’organiser une convention du Parti républicain, les 9 et 10 septembre à Dallas. Au menu de ce grand raout, “politique, levée de fonds et grand spectacle”, soulignent les médias américains, qui reprennent en chœur l’appellation “Trumpapalooza” pour qualifier l’événement, soit “le festival de Trump”..
Donald Trump organise une convention exceptionnelle du Parti républicain à Dallas les 9 et 10 septembre 2026, alors que les élections de mi-mandat aux États-Unis auront lieu le 3 novembre 2026. Habituellement, ces conventions ne se tiennent que tous les quatre ans, avant les élections présidentielles. Cette édition, surnommée Trumpapalooza par les médias américains, mélange politique, collecte de fonds et spectacle, avec Trump comme figure centrale. L'événement se déroule dans l’American Airlines Center, un stade de Dallas, et vise à mobiliser les militants, renforcer la cohésion du parti et soutenir les candidats républicains en lice pour les midterms. Ces élections intermédiaires permettent de renouveler une partie du Congrès, notamment les sièges de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat.
Trump prévoit de prononcer un discours chaque jour de la convention, tandis que son vice-président J.D. Vance n’en fera qu’un seul. L’objectif affiché est de redynamiser son image publique, déjà affaiblie selon les sondages, et de renforcer le soutien à ses candidats. En effet, sa popularité est en baisse, avec seulement 41 % des électeurs conservateurs approuvant ses actions. La convention sert aussi à lever des fonds pour financer les campagnes des républicains, dans un contexte où 35 élections législatives clés détermineront si le Parti républicain conserve sa majorité au Congrès. Parmi les candidats soutenus figure Ken Paxton, procureur général du Texas, qui se présente au Sénat.
Les candidats républicains en campagne se trouvent dans une position délicate. Ils ne peuvent ignorer Trump, dont la base électorale est cruciale pour leur victoire, mais redoutent que la convention ne transforme les midterms en un référendum sur le président. Leur popularité personnelle est souvent en retrait par rapport à celle de Trump, ce qui complique leur stratégie. Certains tentent de se distancier de ses décisions impopulaires, mais risquent de perdre le soutien financier et militant indispensable pour remporter leur élection. Cette tension illustre les divisions internes au Parti républicain.
La convention est avant tout une opération de levée de fonds géante. Le Parti républicain propose des événements payants pour les donateurs, comme une table ronde avec Trump à 250 000 dollars (215 000 €) par personne ou une photo avec lui à 88 600 dollars (76 000 €). Les tarifs varient selon les personnalités : une photo avec J.D. Vance coûte 35 000 dollars (30 000 €) et une table ronde avec lui 75 000 dollars (64 000 €). Les prix des billets pour assister à la convention en tant que délégué sont également élevés, allant de 7 500 dollars (6 400 €) dans le Michigan à 20 000 dollars (17 000 €) dans le comté de Denton. Ces tarifs reflètent l’ambition de financer massivement les campagnes des candidats républicains.
Cette convention intervient dans un climat politique tendu aux États-Unis. Les midterms de novembre 2026 sont perçus comme un test pour Trump, dont la cote de popularité est en baisse. Les républicains espèrent conserver leur majorité au Congrès, mais les divisions internes et la lassitude des électeurs pourraient compliquer leur tâche. La convention de Dallas, avec son mélange de politique et de spectacle, illustre la stratégie de Trump pour maintenir son influence malgré un contexte défavorable. Elle marque aussi une étape dans la préparation de la prochaine campagne présidentielle, prévue pour 2028.

