Le chanteur K’Naan acquitté d’agression sexuelle à Québec
Le chanteur a été acquitté mercredi matin au palais de justice de Québec..
Le chanteur K’Naan, de son vrai nom Keinan Abdi Warsame, a été acquitté le 9 septembre 2026 par la juge du palais de justice de Québec dans une affaire d’agression sexuelle présumée datant de 2010. L’accusation portait sur un événement survenu après un concert du Festival d’été de Québec, où une femme de Montréal l’avait contacté via les réseaux sociaux. La juge a estimé que l’accusé avait soulevé un doute raisonnable lors de son procès en mars 2026, un concept juridique qui signifie qu’il existe une possibilité suffisante pour douter de la culpabilité de l’accusé. Ce doute doit être raisonnable, c’est-à-dire fondé sur des éléments concrets et non sur des spéculations. L’acquittement signifie que K’Naan n’est pas reconnu coupable, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il est innocent aux yeux de tous.
L’affaire remonte à l’été 2010, lorsque K’Naan, alors au sommet de sa carrière avec sa chanson Wavin’ Flag utilisée par Coca-Cola pour la Coupe du monde de soccer, se produisait au Festival d’été de Québec. Une femme de Montréal, qui l’avait contacté sur les réseaux sociaux quelques mois plus tôt, était présente à son concert. Après la performance, elle l’a accompagné dans sa suite à l’hôtel Hilton de Québec, où des rapprochements ont eu lieu. Les versions des deux parties divergent ensuite : la plaignante affirme avoir été agressée sexuellement pendant son sommeil, tandis que K’Naan nie tout acte non consenti et évoque des incohérences dans son récit, comme des références à des maladies ou à ses origines africaines. La juge a jugé que ces incohérences ne remettaient pas en cause sa crédibilité globale.
Le procès a mis en lumière le fardeau de la preuve qui pèse sur la poursuite dans les affaires criminelles, un principe fondamental du droit canadien. Ce fardeau exige que les preuves présentées soient suffisamment solides pour convaincre le tribunal au-delà du doute raisonnable, c’est-à-dire sans laisser de place à une autre explication plausible. La juge a reconnu que le témoignage de la plaignante était crédible et fiable, mais a estimé que les éléments soulevés par la défense, notamment les incohérences mineures dans le récit de K’Naan, créaient un doute suffisant pour justifier l’acquittement. Les avocats de la défense, Me Giuseppe Battista, et ceux de la poursuite, Me Louis-Philippe Desjardins et Me Marilie Dubé, ont joué un rôle clé dans la présentation des arguments.
À l’issue de l’audience, ni K’Naan ni son avocat n’ont fait de déclaration publique, une pratique courante dans les affaires judiciaires pour éviter toute interprétation prématurée. K’Naan, qui réside dans la région de New York, n’a pas commenté l’affaire. L’acquittement ne signifie pas que les faits allégués n’ont pas eu lieu, mais qu’ils n’ont pas été prouvés de manière incontestable. Aucune information supplémentaire n’a été fournie sur d’éventuelles suites civiles ou médiatiques. La section des commentaires de l’article a été fermée par Radio-Canada en raison de la sensibilité juridique de l’affaire.

