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Canal+ : les meilleures séries à voir en octobre 2026 pour se changer les idées

Numerama · mis à jour il y a 11 j

Marre des comédies françaises poussives et des thrillers tièdes taillés pour le prime time ? Canal+ multiplie les formules d'abonnement, mais sa sélection de séries exige de séparer le grain de l'ivraie. Entre polars, fresques criminelles sans concession et reconstitutions historiques sanguinaires, voici les cinq séries à voir sur Canal+ en octobre 2026..

Canal+ en octobre 2026

En octobre 2026, la plateforme Canal+ propose une sélection de séries policières et criminelles jugées exigeantes et de qualité. Le catalogue de la chaîne, parfois critiqué pour son inégalité, se distingue par des productions sombres et réalistes. Contrairement aux comédies françaises ou aux thrillers classiques, ces séries explorent des univers où la corruption, la violence et les méthodes policières peu conventionnelles sont centrales. Canal+ mise ici sur des récits ancrés dans le crime organisé, les enquêtes policières sans concession et des reconstitutions historiques brutales, offrant une alternative aux productions plus légères ou moralisatrices.

Bosch : le polar réaliste

La série Bosch s'inspire des romans de Michael Connelly et suit Harry Bosch, un inspecteur du LAPD (Los Angeles Police Department) interprété par Titus Welliver. Contrairement aux séries policières modernes où les enquêtes sont résolues en quelques analyses d'ADN, Bosch adopte un rythme lent et méthodique. Elle dépeint un Los Angeles corrompu, où la bureaucratie et la politique entravant la justice. Bosch, vétéran mutique et obstiné, ignore les ordres pour rendre une justice froide, illustrant les failles d'un système policier à bout de souffle. La série évite le spectaculaire gratuit et se concentre sur le travail d'enquête, les planques interminables et la lassitude morale des policiers. Son réalisme et sa sobriété en font une référence du polar noir américain.

MobLand : guerre des gangs

MobLand plonge dans le crime organisé londonien contemporain, loin des clichés romantisés comme Peaky Blinders. La série suit la famille Harrigan, menacée par des gangs rivaux dans une guerre où trafic de drogue et extorsion dominent. La mise en scène est sèche et réaliste, montrant des criminels ordinaires, motivés par la cupidité et la peur. Le casting inclut Pierce Brosnan dans le rôle d'un parrain vieillissant et impitoyable, Tom Hardy comme homme de main violent, et Helen Mirren dans le rôle de l'épouse du parrain. Les personnages utilisent des méthodes brutales, où les contrats se terminent souvent par des exécutions sommaires. La série dépeint un Londres sordide, où la violence est quotidienne et sans grandeur tragique.

B.R.I. : police française réaliste

B.R.I. suit les membres de la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI) de Versailles, une unité policière française spécialisée dans la lutte contre le banditisme organisé. Contrairement aux séries policières classiques où les commissaires jouent les figures morales, B.R.I. montre des policiers utilisant des méthodes proches de celles des criminels qu'ils traquent : menaces, piratage de cartes bancaires et pression sur les indicateurs. La série explore la frontière floue entre flics et voyous, où la violence et l'illégalité deviennent des outils nécessaires pour faire tomber les caïds. Son approche brutale et rapide en fait une série réaliste sur les méthodes policières contemporaines en France.

Paris Police 1910 : crime historique

Paris Police 1910 est une série historique qui s'inscrit dans la trilogie Paris Police, après Paris Police 1900 et Paris Police 1905. Elle s'appuie sur l'affaire Steinheil, un fait divers sordide de 1908 où Marguerite Steinheil, ancienne maîtresse du président Félix Faure, est retrouvée ligotée tandis que son mari et sa mère sont assassinés. La série dépeint un Paris de 1908 corrompu, où la préfecture de police collabore avec le crime organisé, la presse à sensation et les milieux politiques troubles. Entre flics véreux, complots d'État et médiatisation excessive, la série offre une plongée dans une époque où la frontière entre justice et corruption est floue. La réalisation est sombre et sans concession, s'éloignant des clichés romantiques de la Belle Époque.

Ce que ça pourrait changer

*Gomorra : les origines* est une préquelle de la série *Gomorra*, centrée sur l'ascension de Pietro Savastano, futur parrain de la Camorra napolitaine, dans les années 1970. La série montre Secondigliano, un quartier de Naples, comme une zone de non-droit où la contrebande de cigarettes laisse place au trafic d'héroïne. Contrairement à *Gomorra* qui se déroule dans les années 2000, cette préquelle explore les origines du crime organisé napolitain, où la violence est omniprésente : fusillades, trahisons et exécutions sommaires sont quotidiennes. La série refuse toute glamourisation et montre le crime organisé comme une machine à broyer, où la prison ou la mort attendent les protagonistes. En six épisodes, elle rappelle la brutalité sans fard de ce milieu.

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