NapseflowNapseflow
Généraliste

Frappes au Yémen : le conflit entre Houthis et Saoudiens s’intensifie

ICI Radio-Canada · mis à jour 9 sept.

L'Arabie Saoudite à mené 43 frappes aériennes au lendemain d'attaques houthies ayant blessé 73 personnes..

Contexte du conflit

Le conflit au Yémen oppose depuis 2014 les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, aux forces progouvernementales, alliées à l’Arabie saoudite. En 2022, une trêve négociée sous l’égide de l’ONU avait permis de réduire les violences, mais celle-ci a été rompue en juillet 2026. Les Houthis, un groupe armé chiite, contrôlent une grande partie du nord du Yémen, dont la capitale Sanaa, tandis que le gouvernement internationalement reconnu est soutenu par une coalition menée par Riyad. Ce conflit s’inscrit dans un contexte régional tendu, marqué par des tensions entre l’Iran et ses alliés d’un côté, et l’Arabie saoudite, les États-Unis et Israël de l’autre.

Escalade récente

Depuis juillet 2026, les hostilités ont repris avec une intensité accrue. Les Houthis ont défié l’Arabie saoudite en autorisant un avion iranien à atterrir au Yémen, ce que Riyad a interprété comme une provocation. En réponse, une attaque a visé l’aéroport de la capitale yéménite, Sanaa, attribuée par les Houthis à la coalition saoudienne. Cette escalade a conduit à des frappes aériennes et des combats terrestres, faisant plus de 500 morts en une semaine, principalement des combattants. Les Houthis ont également lancé une offensive vers le détroit de Bab el-Mandeb, une zone stratégique reliant l’Asie à l’Europe via la mer Rouge et le canal de Suez.

Frappes et victimes

Mercredi 9 septembre 2026, les Houthis ont signalé plus de 40 frappes saoudiennes dans plusieurs régions du Yémen, notamment à Marib, Al-Jawf, Taëz et Hodeïda. Riyad n’a pas réagi à ces accusations. La veille, des tirs houthis avaient blessé 73 personnes en Arabie saoudite et endommagé temporairement des installations pétrolières. Une alerte a également été lancée à Khamis Mushait, une région proche de la frontière yéménite. Les Houthis ont aussi annoncé un blocus maritime contre l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, et ciblé des navires et infrastructures pétrolières.

Impact régional

Le conflit yéménite s’inscrit dans un embrasement plus large au Moyen-Orient. L’Iran, allié des Houthis, a mené des attaques contre des bases américaines en Jordanie et des navires dans le Golfe, en représailles à une offensive américano-israélienne contre l’Iran fin février 2026. Ces tensions ont fait flamber le prix du pétrole : le baril de Brent a atteint 100 $US le 9 septembre, un niveau inédit depuis fin juillet. Les négociations diplomatiques restent bloquées, notamment sur le contrôle du détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz. L’Union européenne a appelé les Houthis à cesser leurs attaques, qualifiant l’escalade de dangereuse.

Ce que ça pourrait changer

Depuis 2014, la guerre au Yémen a causé des centaines de milliers de morts et plongé le pays, le plus pauvre de la péninsule Arabique, dans une crise humanitaire majeure. Les combats récents ont aggravé la situation, avec des milliers de déplacés et des infrastructures civiles endommagées. Les Houthis, soutenus par l’Iran, et la coalition saoudienne s’affrontent pour le contrôle du territoire, tandis que la population civile subit les conséquences de ce conflit prolongé. Les organisations humanitaires alertent sur l’aggravation des besoins en nourriture, en eau et en soins médicaux.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.