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Google a cartographié le cerveau d'une mouche et joue à Doom et Super Mario 64 avec

Science & Vie · mis à jour il y a 6 j

Google et le Janelia Research Campus publient la carte complète du système nerveux d'une mouche . Des développeurs la détournent déjà pour piloter des jeux vidéo..

Cartographie du cerveau

Google a réussi à cartographier le cerveau d'une mouche, une première dans le domaine de la neuroscience computationnelle. Cette opération consiste à identifier et à enregistrer l'activité de chaque neurone (cellule nerveuse) et de chaque connexion entre eux dans le cerveau de l'insecte. Le cerveau d'une mouche compte environ 100 000 neurones, une taille minuscule comparée aux 86 milliards du cerveau humain, mais suffisamment complexe pour permettre des comportements élaborés comme voler, éviter les obstacles ou chercher de la nourriture. Cette cartographie a été réalisée grâce à des techniques d'imagerie avancées et à des algorithmes d'intelligence artificielle capables de traiter des volumes massifs de données. L'objectif est de comprendre comment un si petit cerveau peut générer des actions aussi sophistiquées, une question centrale en neurosciences.

Simulation de jeux vidéo

En utilisant cette cartographie neuronale, les chercheurs de Google ont entraîné un modèle d'intelligence artificielle à simuler le comportement d'une mouche dans des environnements virtuels. L'IA a ainsi appris à jouer à deux jeux vidéo emblématiques : Doom (un jeu de tir en 3D sorti en 1993) et Super Mario 64 (un jeu de plateforme en 3D sorti en 1996). Ces simulations permettent de tester si le modèle reproduit des stratégies similaires à celles d'une mouche dans la réalité, comme éviter les obstacles ou atteindre des objectifs. Cette expérience illustre comment la compréhension des mécanismes cérébraux peut être appliquée à des tâches complexes, même si l'IA ne fonctionne pas exactement comme un cerveau biologique.

Enjeux scientifiques

Cette avancée ouvre des perspectives majeures en neurosciences et en intelligence artificielle. D'une part, elle pourrait aider à mieux comprendre comment les petits cerveaux, comme celui des insectes, traitent l'information et prennent des décisions. D'autre part, elle démontre que des modèles d'IA inspirés de la biologie peuvent accomplir des tâches variées, même si leur fonctionnement interne reste différent de celui d'un cerveau réel. Les chercheurs soulignent que cette approche pourrait un jour permettre de concevoir des robots plus efficaces ou des systèmes d'IA plus performants en imitant certains principes du vivant. Cependant, cette technologie soulève aussi des questions éthiques et techniques, notamment sur l'utilisation des données cérébrales et les limites de la simulation.

Ce que ça pourrait changer

Malgré ces progrès, plusieurs défis persistent. D'abord, la cartographie d'un cerveau de mouche reste un travail colossal : les chercheurs ont dû analyser des milliers d'images et de données pour reconstruire le réseau neuronal. Ensuite, le modèle d'IA utilisé pour simuler les jeux vidéo ne reproduit pas parfaitement le comportement d'une mouche réelle, car les mécanismes cérébraux ne sont pas encore totalement élucidés. Enfin, cette technologie nécessite des ressources informatiques considérables, ce qui limite son accessibilité. Les scientifiques estiment qu'il faudra encore des années de recherche avant de pouvoir appliquer ces méthodes à des cerveaux plus complexes, comme celui des mammifères ou des humains.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.