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Une ado de 17 ans devait être opérée de la cheville, mais quand elle s'est réveillée… elle n'avait plus ses dents de sagesse

Science & Vie · mis à jour il y a 13 j

Avant chaque opération, des procédures strictes sont censées garantir que le bon patient reçoit le bon geste. Il arrive pourtant que ces verrous sautent tous en même temps.

Erreur médicale surprenante

Une adolescente de 17 ans, nommée Léa, devait subir une opération de la cheville sous anesthésie générale. Lors de son réveil, elle a découvert avec stupéfaction que ses quatre dents de sagesse avaient été extraites pendant l’intervention. Cette situation, bien que rare, n’est pas un cas isolé : des erreurs similaires ont déjà été signalées dans le milieu médical. L’équipe chirurgicale n’a pas communiqué publiquement sur les raisons de cette confusion, mais des hypothèses évoquent une possible erreur de protocole ou un manque de coordination entre les services. Léa, qui n’avait pas été informée de cette extraction, a porté plainte contre l’établissement hospitalier pour faute médicale. Les dents de sagesse, aussi appelées troisièmes molaires, sont les dernières dents à pousser, généralement entre 17 et 25 ans. Leur extraction est courante en cas de manque de place dans la mâchoire ou de complications comme des kystes ou des douleurs.

Protocoles sous surveillance

Les erreurs médicales liées à des actes non consentis ou non prévus sont strictement encadrées par la loi en France. Dans ce cas précis, l’extraction des dents de sagesse n’était pas mentionnée dans le consentement éclairé signé par Léa avant l’opération. Ce document, obligatoire pour toute intervention chirurgicale, détaille les risques, les bénéfices et les alternatives possibles. Les hôpitaux sont tenus de respecter des protocoles stricts pour éviter ce type de confusion, notamment en vérifiant systématiquement les antécédents médicaux des patients et en affichant clairement les actes prévus sur les dossiers cliniques. Les erreurs médicales peuvent entraîner des poursuites judiciaires, des sanctions disciplinaires pour les professionnels impliqués, voire des fermetures temporaires de services. En 2023, l’Assurance Maladie a recensé plus de 3 000 signalements d’erreurs médicales en France, dont 12 % concernaient des actes non consentis.

Réactions et conséquences

Léa a exprimé sa colère et son incompréhension face à cette situation, soulignant que cette extraction non planifiée lui impose désormais des soins dentaires supplémentaires et des frais imprévus. Elle a également évoqué un sentiment de violation de son intégrité physique, d’autant plus que les dents de sagesse ne présentaient aucun problème de santé avant l’opération. L’établissement hospitalier concerné n’a pas encore réagi publiquement, mais une enquête interne a été ouverte pour comprendre les circonstances de cet incident. Les associations de patients, comme l’Union fédérale des consommateurs - Que Choisir, ont rappelé l’importance de vérifier systématiquement les actes médicaux avant et après une intervention, et de signaler toute anomalie. En France, les patients ont le droit d’accéder à leur dossier médical et de demander réparation en cas de préjudice.

Prévention des erreurs

Pour éviter ce type d’incident, les hôpitaux mettent en place des mesures de prévention comme des checklists préopératoires, des doubles vérifications des actes prévus et une meilleure communication entre les services (chirurgie, anesthésie, dentisterie). Les erreurs médicales peuvent aussi provenir d’un manque de personnel ou de temps, surtout dans les services surchargés. En 2022, une étude de la Haute Autorité de Santé (HAS) a montré que 45 % des erreurs médicales étaient liées à des problèmes organisationnels. Les patients sont encouragés à poser des questions avant une opération et à vérifier que leur dossier médical est à jour. Les erreurs d’identité ou de côté opéré (par exemple, une jambe au lieu de l’autre) sont plus fréquentes, mais les actes non consentis restent rares.

Ce que ça pourrait changer

En France, les patients victimes d’une erreur médicale peuvent engager une procédure de **responsabilité médicale** pour obtenir réparation. Ils doivent prouver que l’erreur est due à une négligence ou à un manquement aux bonnes pratiques. Les recours peuvent aboutir à une indemnisation pour préjudice moral, physique ou financier. Le **Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI)** peut aussi intervenir dans certains cas. Cependant, les procédures sont souvent longues et complexes, nécessitant des expertises médicales et juridiques. Léa a choisi de saisir la justice pour faire reconnaître sa préjudice et obtenir réparation. Les hôpitaux, de leur côté, sont tenus de souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle pour couvrir ce type de risque.

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