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Environnement

Troisième canicule, feux gigantesques… Voici à quoi s’attendre cette semaine du 6 juillet

Vert.eco · mis à jour 6 juil.

Alors que le mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré en France hexagonale, les fortes températures sont de retour cette semaine. La chaleur persistante et le vent ont créé des conditions propices à de puissants incendies dans le sud du territoire..

Nouvelle canicule en France

La France fait face à une troisième vague de chaleur intense cette semaine, après des épisodes inédits en mai et juin. Seize départements sont placés en vigilance orange canicule dès ce lundi 6 juillet, notamment dans le sud-ouest (Charente-Maritime, Gironde, Landes) et le sud-est (Ardèche, Drôme, Vaucluse). Les températures dépasseront 35°C dans ces régions, avec des pics locaux à 38-40°C. Mardi 7 juillet, la chaleur s’étendra vers le nord et l’est, avec des maximales comprises entre 36°C et 38°C, y compris en région parisienne. Seuls les Hauts-de-France et l’extrême est resteront sous les 35°C. Cet épisode s’inscrit dans un train de canicules, un enchaînement de vagues de chaleur de plus en plus précoces et intenses, selon le climatologue Christophe Cassou. La situation pourrait se prolonger en raison d’un anticyclone sur l’Atlantique, bloquant les dépressions et les pluies.

Sécheresse historique

La France connaît une sécheresse sans précédent, surpassant celle de 1976, qui avait fortement impacté l’agriculture et l’économie. Le déficit de pluie a atteint près de 50% en juin, selon Météo-France. Depuis fin juin, l’ensemble de l’Hexagone et la Corse sont en état de sécheresse, entraînant des restrictions d’eau dans de nombreux départements. Ces restrictions sont décidées par les préfets et consultables sur le site Vigieau. L’agroclimatologue Serge Zaka alerte sur les conséquences pour les écosystèmes : brûlure des légumes sensibles, avortement des fleurs en maraîchage, défoliation massive des arbres et mortalité élevée des animaux les plus vulnérables. Ces impacts pourraient s’étendre sur plusieurs mois.

Feux de forêt précoces

La combinaison de la chaleur persistante et des vents violents (tramontane et mistral) crée des conditions hautement propices aux incendies dans le sud de la France. Dès ce lundi 6 juillet, 11 000 hectares avaient déjà brûlé depuis le début de la saison, contre 5 700 à la même période en 2025. Un feu géant dans les Pyrénées-Orientales a déjà entraîné l’évacuation de 10 000 personnes et n’était pas maîtrisé. D’autres départs de feu ont été signalés en Ariège, dans l’Aude et le Gard. Sept départements sont en risque très élevé d’incendie (niveau maximal) et 41 en risque élevé. Mardi 7 juillet, 57 départements seront concernés par un danger élevé. Météo-France avait prévenu dès plusieurs semaines que l’enchaînement d’épisodes de chaleur précoces multipliait ce risque.

Rôle du réchauffement climatique

Les vagues de chaleur et les canicules deviennent plus fréquentes, plus précoces et plus intenses en raison du réchauffement climatique. Christophe Cassou, climatologue, souligne que ces épisodes, autrefois exceptionnels, se répètent désormais chaque année. Il appelle à politiser les canicules, c’est-à-dire à en faire un enjeu central des politiques publiques et des débats électoraux. Le réchauffement climatique aggrave aussi la sécheresse et les risques d’incendie, créant un cercle vicieux où la chaleur et les feux s’auto-entretiennent. Les scientifiques insistent sur la nécessité d’adapter les stratégies de prévention et de gestion des risques pour limiter ces impacts.

Impacts sur les écosystèmes

La chaleur extrême et les vents violents ont un effet sèche-cheveux sur la végétation, provoquant des brûlures irréversibles sur les plantes et les arbres. Les agriculteurs et les écosystèmes naturels subissent des dommages massifs : légumes et fleurs avortés, défoliation des arbres, et mortalité accrue des animaux sensibles. Serge Zaka, agroclimatologue, décrit une catastrophe en devenir pour les écosystèmes français. Les animaux sauvages, comme les jeunes oiseaux ou les petits mammifères, sont particulièrement vulnérables à ces conditions. Les centres de soins pour la faune sauvage signalent un afflux massif d’animaux victimes de la canicule, souvent en détresse respiratoire.

Ce que ça pourrait changer

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé ce lundi que 11 000 hectares avaient déjà brûlé depuis le début de la saison des feux, soit presque le double par rapport à 2025. Il a confirmé l’évacuation de 10 000 personnes dans les Pyrénées-Orientales en raison d’un feu géant. Les autorités rappellent que la situation reste très volatile en raison des vents persistants. Sept départements sont en alerte maximale (*très élevé*) et 41 en alerte *élevée* pour les risques d’incendie. Les préfets ont mis en place des restrictions d’eau dans de nombreux territoires, tandis que les pompiers et les services de secours sont en alerte renforcée pour faire face aux départs de feu et aux canicules.

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