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Empreinte carbone des vacances : comment aider les touristes à laisser leur voiture au garage ?

Science & Vie · mis à jour 1 août

La mobilité constitue la principale source d’émissions de gaz à effet de serre du tourisme en France. Elle reste pourtant un impensé des politiques publiques.

Tourisme et émissions CO₂

La mobilité est la principale source d’émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du tourisme en France. En 2026, les déplacements liés aux vacances génèrent une part majeure des émissions totales du pays, dépassant même celles des hébergements ou des activités touristiques. Cette situation s’explique par la domination de la voiture individuelle comme moyen de transport, qui représente 79 % des arrivées touristiques sur le territoire national. Les gaz à effet de serre (GES) désignent les gaz comme le dioxyde de carbone (CO₂) ou le méthane, qui contribuent au réchauffement climatique en piégeant la chaleur dans l’atmosphère. L’étude de l’Agence de la transition écologique (ADEME), publiée en juin 2026, met en lumière ce problème et souligne l’urgence d’agir pour réduire l’empreinte carbone du tourisme.

Voiture individuelle en cause

La voiture individuelle est le mode de transport le plus utilisé par les touristes en France, avec 79 % des arrivées sur le territoire. Ce chiffre illustre une dépendance forte à ce moyen de locomotion, souvent perçu comme pratique et flexible. Pourtant, son impact environnemental est majeur : un trajet en voiture émet en moyenne 140 grammes de CO₂ par passager et par kilomètre, contre 2,5 grammes pour un trajet en train, selon les données de l’ADEME. Cette surutilisation s’explique par des habitudes ancrées, un manque d’alternatives accessibles ou encore des infrastructures routières très développées. L’étude de 2026 souligne que cette situation n’est pas suffisamment prise en compte par les politiques publiques, qui peinent à proposer des solutions alternatives efficaces pour inciter les voyageurs à changer de mode de transport.

ADEME étudie solutions

L’Agence de la transition écologique (ADEME) a publié en juin 2026 une étude dédiée à la réduction de l’empreinte carbone des vacances en France. Cette étude explore des leviers concrets pour faciliter le recours à des modes de transport moins polluants que la voiture individuelle. Parmi les pistes envisagées, on trouve le développement des transports en commun, comme les trains ou les bus, ainsi que la promotion du covoiturage ou des mobilités douces (vélo, marche). L’ADEME est un établissement public français créé en 1990, dont la mission est de coordonner et de mettre en œuvre les politiques publiques en matière de transition écologique et de développement durable. Son étude vise à fournir des recommandations aux pouvoirs publics et aux acteurs du tourisme pour encourager des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

Enjeux politiques ignorés

Malgré l’urgence climatique et l’impact majeur du tourisme sur les émissions de GES, la question de la mobilité touristique reste un impensé des politiques publiques en France. Cela signifie que les décideurs politiques n’ont pas encore intégré cette problématique dans leurs priorités ou leurs actions. Pourtant, des solutions existent, comme l’amélioration des infrastructures de transport en commun ou la mise en place d’incitations financières pour les voyageurs choisissant des modes de transport moins polluants. L’étude de l’ADEME de 2026 souligne que cette absence de prise en compte freine les progrès vers une mobilité touristique plus durable. Les politiques publiques pourraient s’inspirer des expériences menées dans d’autres pays européens, où des mesures incitatives ont déjà permis de réduire significativement l’usage de la voiture individuelle.

Ce que ça pourrait changer

Plusieurs leviers peuvent être actionnés pour réduire l’empreinte carbone des vacances en France, selon l’étude de l’ADEME. Parmi eux, le développement des transports en commun figure en tête des solutions. Les trains, notamment ceux du réseau TER (Transport Express Régional) ou des TGV, offrent une alternative efficace à la voiture, avec des émissions de CO₂ bien inférieures. Le covoiturage, qui consiste à partager un véhicule avec d’autres passagers, est une autre piste, permettant de diviser les émissions par le nombre de personnes transportées. Enfin, les mobilités douces, comme le vélo ou la marche, peuvent être encouragées pour les trajets courts ou les destinations locales. Ces solutions nécessitent des investissements dans les infrastructures et des campagnes de sensibilisation pour changer les habitudes des voyageurs.

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