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Les montres connectées échappent finalement à la nouvelle réglementation européenne sur les batteries amovibles

Presse-Citron · mis à jour il y a 22 j

La Commission européenne va imposer la présence d’une batterie remplaçable dans tous les objets tech, mais les montres connectées seront exemptées..

Nouvelle règle européenne

À partir de 2027, la Commission européenne impose une réglementation exigeant que tous les objets technologiques portables vendus dans l’Union européenne soient équipés de batteries facilement remplaçables par l’utilisateur. Cette mesure vise à lutter contre l’obsolescence programmée, une pratique où les fabricants conçoivent des produits pour qu’ils deviennent inutilisables après une période déterminée, poussant les consommateurs à racheter. Les catégories concernées incluent les smartphones, les ordinateurs portables, les consoles de jeux et d’autres appareils électroniques. L’objectif est de réduire les déchets électroniques et d’encourager une consommation plus durable. La Commission européenne, organe exécutif de l’UE, joue ici un rôle clé en régulant l’un des plus grands marchés technologiques au monde.

Exemptions pour montres

La Commission européenne a finalement exempté six catégories de produits de cette réglementation, dont les montres connectées et les traqueurs d’activité. Cette décision a été prise le 14 juillet et s’explique par la miniaturisation et la complexité technique de ces appareils. Leur structure interne rend en effet difficile, voire impossible, le remplacement de la batterie par un utilisateur lambda sans outils professionnels. Les fabricants devront cependant garantir que la batterie reste accessible à un technicien qualifié, qui pourra la remplacer avec des outils standards. D’autres produits comme les équipements médicaux ou les brosses à dents électriques bénéficient déjà de dérogations similaires pour des raisons de sécurité ou de complexité technique.

Accessibilité des batteries

La réglementation n’exige pas que les batteries soient amovibles par l’utilisateur final, mais simplement qu’elles soient accessibles sans outils spécifiques au constructeur. Par exemple, un utilisateur ou un professionnel pourra ouvrir l’appareil avec ses propres outils, comme un tournevis standard, pour accéder à la batterie. Cette nuance permet aux fabricants de conserver des designs compacts tout en respectant la loi. Certains constructeurs, comme Apple, ont déjà adapté leurs produits à cette exigence, notamment sur les derniers modèles d’iPhone et d’iPad. En revanche, d’autres marques, comme Nintendo, ont dû revoir leur approche : la première version de la Switch 2 en Europe était non conforme car sa batterie était inaccessible.

Ce que ça pourrait changer

La Commission européenne, en tant que régulateur du plus grand marché technologique au monde, influence fortement les pratiques industrielles à l’échelle internationale. Son pouvoir de décision a déjà conduit à des changements majeurs, comme l’imposition du **port USB Type-C** sur tous les appareils vendus en Europe, forçant des entreprises comme **Apple** à abandonner son connecteur **Lightning**. Elle intervient également sur des aspects logiciels, notamment pour encadrer la protection des données des utilisateurs. Avec cette nouvelle réglementation sur les batteries, l’UE renforce son rôle dans la promotion d’une économie circulaire, où les produits sont conçus pour durer plus longtemps et être réparés plus facilement. Les exemptions accordées aux montres connectées illustrent cependant les limites de cette approche face aux contraintes techniques.

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