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La vignette automobile bientôt de retour en France : ça se précise

Presse-Citron · mis à jour 2 oct.

L’idée est clairement en train de faire son chemin..

Retour de la vignette

La vignette automobile, un impôt annuel pour les conducteurs, pourrait faire son retour en France après sa suppression en 2001. Cette idée est soutenue par l’Institut mobilités et transitions (IMT), un think tank spécialisé dans la décarbonation des transports. L’IMT propose de remplacer cette vignette par une redevance annuelle véhicule, calculée en fonction de critères comme les revenus du ménage, le nombre de véhicules détenus, leur type (thermique ou électrique) et leur origine (fabriqués en Europe ou non). Le montant de cette redevance varierait ainsi entre 30 € et 910 € par an, selon les profils. Cette mesure vise à compenser la baisse des recettes fiscales liées aux carburants, due à la transition vers les véhicules électriques. En effet, la fiscalité sur les carburants et les véhicules rapporte actuellement 67,5 milliards d’euros par an, soit 4,6 % des recettes de l’État, contre 5,6 % en 2019.

Financement des routes

La disparition progressive des véhicules thermiques au profit des véhicules électriques menace les recettes de l’État, qui dépendent en partie des taxes sur les carburants. Ces taxes financent notamment les infrastructures routières. L’IMT propose donc la création d’une redevance annuelle véhicule pour assurer le financement futur des routes. Contrairement à l’ancienne vignette, collée sur le pare-brise, cette nouvelle taxe serait gérée de manière électronique, via le numéro d’immatriculation du véhicule. Une méthode déjà utilisée pour la vignette d’assurance, obligatoire en France depuis plusieurs années. Cette approche permettrait une collecte plus simple et plus transparente, tout en s’adaptant aux évolutions technologiques et écologiques du parc automobile.

Exemple belge

La Belgique a déjà adopté un système similaire à celui proposé par l’IMT. À partir de 2027, les conducteurs devront enregistrer leur plaque d’immatriculation sur une plateforme numérique et payer une redevance annuelle comprise entre 90 € et 125 €, calculée en fonction des émissions de leur véhicule. Un tarif à la journée, entre 8,10 € et 11,25 €, sera également appliqué pour les conducteurs occasionnels. Ce modèle suscite déjà des critiques, notamment de la part de touristes français qui jugent ces tarifs élevés, surtout dans un contexte où les parkings sont souvent payants. Ce système belge pourrait servir d’exemple pour la France, bien que son application reste encore à l’étude.

Ce que ça pourrait changer

La proposition de l’IMT n’est pour l’instant qu’une idée en discussion et n’a pas encore été adoptée par les pouvoirs publics. Elle pourrait cependant inspirer les candidats à l’élection présidentielle française de 2027. L’objectif est de trouver une solution pour financer les infrastructures routières à long terme, dans un contexte où les recettes fiscales liées aux carburants diminuent. Cette redevance annuelle serait modulable selon plusieurs critères, comme le revenu du ménage ou le type de véhicule, afin de garantir une certaine équité. Les détails concrets, comme les modalités de paiement ou les exemptions possibles, restent à préciser si cette mesure venait à être mise en œuvre.

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