NapseflowNapseflow
Généraliste

Québec 2026 : les partis misent sur le retour en force des CLSC

ICI Radio-Canada · mis à jour 2 oct.

Des médecins jugent que le patients pourraient bénéficier d’un retour en force des CLSC..

Les CLSC, solution clé

Lors des élections québécoises de 2026, tous les principaux partis politiques, à l'exception du Parti conservateur du Québec (PCQ), proposent de renforcer les CLSC (Centres locaux de services communautaires), créés il y a 55 ans. Ces centres, qui offrent des soins de première ligne comme des consultations médicales, des soins infirmiers ou des services sociaux, sont présentés comme une solution pour améliorer l'efficacité du réseau de santé québécois. Le Dr Antoine Groulx, médecin et professeur à l'Université Laval, souligne que les systèmes de santé les plus performants au monde misent sur une première ligne solide, comme les CLSC. Selon lui, cette approche est la plus logique pour répondre aux besoins des patients tout en optimisant les coûts.

Un modèle à moderniser

Les experts s'accordent sur la nécessité de repenser le modèle des CLSC pour les adapter aux besoins actuels. Plutôt que de construire de nouveaux bâtiments, comme le propose Québec solidaire avec un objectif de 400 points de service, le Dr Groulx suggère une approche plus flexible. Il imagine un CLSC dématérialisé, accessible via un numéro unique comme le 811, où les citoyens pourraient obtenir des informations sur les services disponibles dans leur région. Les professionnels de santé (médecins, infirmières, travailleurs sociaux, etc.) travailleraient en équipe dispersée, mais coordonnée, pour offrir des soins intégrés. Le Dr Philippe Melanson, président de l'Association des médecins de CLSC du Québec, ajoute que cette collaboration pourrait inclure des partenaires privés comme des cliniques de physiothérapie ou des pharmacies.

Des services inégaux

Un des principaux défis des CLSC est l'inégalité de leurs services à travers le Québec. Certains centres n'ont pas de médecin attitré, d'autres manquent d'équipements de base comme des échographes, pourtant considérés comme essentiels aujourd'hui. Le Dr Melanson critique cette disparité, soulignant qu'un même panier de services devrait être offert partout. Par exemple, dans certains CLSC, des soins courants ou des examens comme des échographies ne sont pas disponibles, ce qui force les patients à se tourner vers les urgences. Cette situation crée des délais et augmente les coûts pour le système de santé.

Délais et urgences

L'accès aux examens diagnostiques (comme les scanners ou les prises de sang) est un autre problème majeur pour les CLSC. Le Dr Melanson explique que ces examens peuvent prendre jusqu'à deux semaines à obtenir, alors qu'ils sont disponibles en urgence à l'hôpital. Cette lenteur contribue à l'engorgement des services d'urgence. Des projets pilotes ont montré que l'accès prioritaire aux examens pour les CLSC réduisait significativement les références aux urgences. Le médecin insiste sur la nécessité d'améliorer l'accès aux plateaux techniques pour désengorger le système et offrir des soins plus rapides.

Attirer les médecins

Pour renforcer les CLSC, il est crucial d'attirer de nouveaux médecins, notamment des jeunes. Le Dr Melanson, qui travaille au CLSC de Saint-Donat, souligne que les médecins recherchent des environnements de travail polyvalents, où ils peuvent développer des expertises variées tout en restant généralistes. Cependant, pour les convaincre, le gouvernement doit améliorer les conditions de travail : fournir un meilleur équipement, des locaux modernes et un soutien administratif. Le Dr Groulx ajoute que les jeunes médecins ne seront pas attirés par un modèle rigide où tous les professionnels sont regroupés dans un même bâtiment nommé CLSC. Une approche plus souple et collaborative serait plus attractive.

Ce que ça pourrait changer

Le gouvernement québécois a déjà intégré les CLSC dans sa dernière stratégie de santé, présentée au printemps 2026. Cette stratégie s'appuie sur des consultations avec des experts, dont le Dr Groulx. L'objectif est de faire des CLSC la porte d'entrée principale du réseau de santé, en s'inspirant des systèmes les plus efficaces au monde. Cependant, les défis restent nombreux : uniformiser les services, améliorer l'accès aux examens et rendre les conditions de travail plus attrayantes pour les professionnels. Les partis politiques, à l'exception du PCQ, ont tous fait de la relance des CLSC un élément central de leurs promesses électorales.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.