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Généraliste

Le gouvernement «en réflexion» sur la voix à donner à la région de Québec

Le Devoir · mis à jour il y a 13 j

PSPP songe à créer une «instance» pour «bien représenter» les intérêts de la région, où le PQ n’a pas de députés..

Nouveau gouvernement PQ

Le 22 octobre 2026, le premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon (surnommé PSPP), dirige le Parti québécois (PQ), un parti politique québécois indépendantiste. Son gouvernement est en place depuis les élections du 5 octobre 2026. Le PQ n’a obtenu aucun député dans la région de Québec lors de ces élections, ce qui signifie qu’aucun représentant élu du parti ne siège à l’Assemblée nationale pour cette région. Cette situation pose un défi pour le gouvernement, car Québec est la capitale politique et administrative de la province, et son rôle pourrait devenir encore plus central si le Québec accédait à l’indépendance.

Ministre sans député

Pour représenter la région de Québec malgré l’absence de députés du PQ, le gouvernement a nommé Nicolas Girard, ancien directeur général du Réseau de transport de la Capitale de 2022 à 2026, au poste de ministre responsable de la région de Québec. Ce rôle consiste à défendre les intérêts de la Capitale-Nationale au sein du gouvernement, même si Girard n’est pas élu député. Cette nomination illustre une volonté de maintenir un lien entre le gouvernement et la région, malgré les résultats électoraux défavorables pour le PQ.

Instance pour Québec

Face à l’absence de députés du PQ à Québec, le gouvernement envisage de créer une instance gouvernementale dédiée à la représentation des intérêts de la région. Cette structure pourrait inclure des élus des autres partis politiques présents à Québec, comme le Parti libéral ou Québec solidaire, ainsi que des membres de la société civile. L’objectif est de s’assurer que la voix de Québec soit entendue au sein du gouvernement, même si le parti au pouvoir n’y est pas représenté par des députés. Cette idée a été évoquée par Paul St-Pierre Plamondon sur les réseaux sociaux, suscitant des réactions et des interrogations.

Réactions politiques

Plusieurs acteurs politiques ont réagi à cette annonce. La leader parlementaire du Parti conservateur, Maïté Blanchette Vézina, a critiqué le gouvernement en soulignant une apparente confusion, tandis que la députée libérale de Jean-Talon, Julie White, a exprimé sa surprise que le Parti libéral soit écarté des discussions. Le Parti québécois a ensuite précisé qu’il étudiait la création d’une instance incluant des élus et des membres de la société civile, un concept comparé à un conseil par l’ancien chef du PQ, Jean-François Lisée. Aucun parti n’a encore confirmé sa participation à cette instance.

Ce que ça pourrait changer

La région de Québec, appelée Capitale-Nationale, est le siège des institutions politiques et diplomatiques du Québec. Son importance stratégique est renforcée par le projet d’un éventuel pays souverain pour le Québec, un objectif historique du Parti québécois. La création d’une instance dédiée vise à répondre aux besoins spécifiques de cette région, notamment en matière de représentation politique et de prise de décision. Cependant, l’absence de députés du PQ à Québec complique cette mission, d’où l’idée d’une solution alternative pour garantir que les intérêts de la région soient défendus.

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