Les médiateurs continuent de travailler avec l’Iran et les États-Unis sur un accord
Ces informations ont été révélées par 3 responsables à l’Associated Press, alors que la guerre entre dans son 8e mois..
En septembre 2026, la guerre entre l’Iran et les États-Unis entre dans son huitième mois, provoquant des difficultés économiques majeures dans les deux pays. Cette guerre perturbe gravement la navigation dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique reliant le golfe Persique à l’océan Indien. Ce détroit est considéré comme l’une des routes commerciales les plus importantes au monde, car il permet le transport d’environ 20 % du pétrole mondial. Les combats ont également entraîné des attaques de missiles et de drones dans la région, ciblant notamment des installations militaires américaines. Parallèlement, un nouveau front s’est ouvert au Yémen, où les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, menacent le détroit de Bab el-Mandeb, une autre voie navigable cruciale située à l’entrée sud de la mer Rouge.
Le président américain Donald Trump a annoncé avoir rejeté une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d’Ormuz en sept jours. Cette proposition conditionnait la réouverture à plusieurs exigences : la levée du blocus américain sur les ports iraniens, le déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger et la suppression des sanctions américaines sur les ventes de pétrole iranien. Le Brent, référence internationale du prix du pétrole, dépasse alors les 108 dollars américains le baril, un niveau élevé qui reflète les tensions géopolitiques et les perturbations des approvisionnements. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé que ce délai de sept jours commencerait dès l’acceptation de l’accord par les États-Unis, suggérant que cette offre était aussi une tactique pour influencer les élections de mi-mandat américaines.
Des médiateurs, notamment qataris, continuent de travailler avec l’Iran et les États-Unis pour trouver un accord permettant de mettre fin aux combats et de rouvrir le détroit d’Ormuz. Selon trois responsables anonymes cités par l’Associated Press, ces médiateurs négocient une proposition qui inclurait la réouverture du détroit sans péage, une condition toujours exigée par l’Iran. Les discussions portent également sur la levée du blocus américain et la suppression progressive des sanctions. Les États-Unis cherchent en échange des concessions sur le programme nucléaire iranien, notamment un accès accru aux inspecteurs internationaux. Les médiateurs tentent d’assouplir les positions des deux parties, avec des signaux positifs et des progrès « légers » signalés en fin de semaine.
Les deux pays subissent des pressions économiques croissantes. Pour les États-Unis, les prix élevés du pétrole, aggravés par les attaques iraniennes sur les navires dans le détroit d’Ormuz, pèsent sur l’économie. Pour l’Iran, le blocus naval et les sanctions américaines limitent fortement ses exportations de pétrole, une source majeure de revenus. L’Iran a également évoqué des « coups douloureux » infligés à ses ennemis près du détroit, selon une rare déclaration attribuée à l’ayatollah Mojtaba Khamenei, Guide suprême de la théocratie iranienne. Par ailleurs, Téhéran affirme que les Houthis au Yémen agissent de manière indépendante, bien que soutenus par l’Iran, et se dit prêt à contribuer à un règlement entre les Houthis et l’Arabie saoudite, un autre acteur clé de la région.
Les pourparlers indirects entre l’Iran et les États-Unis, menés par des médiateurs, doivent reprendre le lundi suivant la publication de l’article. Ces négociations visent à établir un accord temporaire pour gérer le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, en coordination avec Oman, qui négocie un accord séparé avec l’Iran. Aucun péage ne serait appliqué pour le passage des navires, une exigence historique de Téhéran. Bien que Donald Trump ait publiquement rejeté la dernière proposition iranienne, les responsables anonymes indiquent que les États-Unis n’ont pas officiellement écarté les discussions en cours. Cela suggère que les déclarations du président pourraient être une stratégie de négociation pour obtenir de meilleures conditions.

