Au Yémen, la contre-offensive face aux houthistes porte-t-elle ses fruits ?
Si elles n’ont pas réussi à repousser les houthistes ni à reconquérir les vastes pans de territoires conquis en septembre par les miliciens pro-iraniens, les forces yéménites ont réussi à freiner leur avancée fulgurante. Elles sont soutenues par l’Arabie saoudite, qui semble se préparer à une intervention militaire d’envergure, rapporte la presse locale..
En septembre 2026, les houthistes, un groupe armé yéménite soutenu par l'Iran, ont mené une offensive fulgurante au Yémen. Ils ont conquis des territoires stratégiques sur la mer Rouge et jusqu'au détroit de Bab El-Mandeb, une zone clé pour le commerce maritime mondial. Cependant, depuis la mi-septembre, leur progression semble ralentir face à la résistance des forces progouvernementales yéménites. Ces dernières, soutenues militairement par l'Arabie saoudite, ont réussi à freiner l'avancée des houthistes sans pour autant les repousser complètement. Les houthistes sont une milice chiite qui contrôle une grande partie du nord du Yémen depuis 2014, et leur avancée récente a provoqué une crise majeure dans le pays.
Les forces progouvernementales, dirigées par le chef de l'exécutif yéménite Rachad Al-Alimi, ont intensifié leurs opérations militaires contre les houthistes à partir du 25 septembre 2026. Selon le quotidien local Mareb Press, elles ont mené 756 opérations militaires en trois jours, revendiquant notamment la reprise du sommet stratégique de la montagne de Numan. Ces actions visent à affaiblir les houthistes en éliminant leurs hauts commandants. Les progouvernementaux bénéficient du soutien de l'Arabie saoudite, qui pourrait intervenir militairement à plus grande échelle pour contrer l'influence iranienne dans la région. L'Arabie saoudite est un acteur majeur dans le conflit yéménite depuis 2015, où elle mène une coalition contre les houthistes.
Les montagnes de Numan et Kahboub, mentionnées dans l'article, sont des points stratégiques dans le conflit. Leur contrôle est crucial car elles dominent des zones clés du pays, notamment la ville pétrolière de Mareb, où des policiers patrouillaient le 24 septembre 2026. Le détroit de Bab El-Mandeb, situé à l'entrée de la mer Rouge, est une voie maritime essentielle pour le transport de pétrole et de marchandises. Sa maîtrise permet de contrôler une part importante du commerce mondial. Les houthistes cherchent à étendre leur influence sur cette zone pour renforcer leur position dans les négociations futures.
L'article souligne que les forces progouvernementales sont soutenues par l'Arabie saoudite, qui semble préparer une intervention militaire d'envergure. Cette implication saoudienne est motivée par la crainte de voir l'influence iranienne s'étendre au Yémen, un pays voisin. L'Iran est accusé de soutenir militairement les houthistes, ce qui alimente les tensions régionales. Les États-Unis et d'autres acteurs internationaux suivent de près la situation, bien que leur rôle direct ne soit pas détaillé dans l'article. La communauté internationale cherche à stabiliser la région, mais les divisions politiques et les intérêts divergents compliquent toute solution durable.
À la date du 28 septembre 2026, les forces progouvernementales n'ont pas réussi à repousser complètement les houthistes ni à reconquérir les territoires perdus en septembre. Cependant, elles ont réussi à freiner leur avancée et à reprendre certains points stratégiques. Les combats se poursuivent, avec des frappes militaires intensives des deux côtés. Les communiqués officiels revendiquent des succès, mais leur vérification indépendante reste difficile, comme le souligne le site qatari *Al-Jazeera*. La situation reste fragile, et une escalade militaire est possible si l'Arabie saoudite décide d'une intervention directe.

