Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, c'est bien
[BLOG You Will Never Hate Alone] Il y a comme une contradiction à vouloir légiférer sur les réseaux sociaux tout en déroulant le tapis rouge à l'intelligence artificielle..
L'article souligne qu'une loi adoptée en juillet 2026 interdit l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans en France. Cette mesure est présentée comme une avancée pour protéger les jeunes, car les réseaux sociaux sont décrits comme des outils radicalisant les passions humaines et déstructurant la société. L'auteur estime que ces plateformes, nées avec internet, amplifient la violence, le harcèlement, la manipulation et la déshumanisation des échanges. Il considère qu'ils n'apportent aucun bénéfice réel, si ce n'est l'échange de banalités ou la diffusion de discours haineux. L'article cite notamment TikTok, Instagram, X (ex-Twitter) et Facebook comme exemples de ces réseaux sociaux, souvent associés à des problèmes comme la propagation de fake news (fausses informations), le complotisme ou la pornographie.
L'auteur critique le président Emmanuel Macron pour avoir à la fois dénoncé les réseaux sociaux et promu l'intelligence artificielle (IA) de manière excessive. Il qualifie cette position d'inconsidérée et compare l'enthousiasme présidentiel pour l'IA à celui d'un adolescent découvrant un nouveau plaisir. L'article souligne un paradoxe : alors que les réseaux sociaux sont perçus comme une menace pour les jeunes, l'IA, jugée mille fois plus dangereuse, est présentée comme une solution de progrès. L'IA est décrite comme un outil capable de détruire la conscience humaine, en réduisant la pensée à une logique de rentabilité et d'efficacité économique, au détriment de l'émancipation intellectuelle et de la réflexion personnelle.
L'article alerte sur les risques bien plus graves que représente l'IA par rapport aux réseaux sociaux. Il explique que l'IA, en s'intégrant dans tous les aspects de la vie (économique, personnelle, sociale), pourrait rendre les humains incapables de résister à son influence. L'auteur craint que l'IA ne devienne incontrôlable et ne remplace progressivement la pensée humaine, conduisant à un effondrement de l'intelligence collective. Il cite comme exemple les jeunes actuels, déjà en difficulté pour trouver un sens à leur existence, et s'interroge sur leur capacité à résister à une IA omniprésente. L'IA est présentée comme une technologie visant à résoudre tous nos problèmes, mais au prix d'une déshumanisation et d'une perte de sens critique.
L'article évoque les conséquences déjà visibles de l'utilisation excessive des écrans et des réseaux sociaux chez les jeunes, comme une hausse alarmante des problèmes de santé mentale. Il craint que l'IA, en s'installant durablement dans leur quotidien, n'aggrave ces difficultés en leur offrant des réponses superficielles et rassurantes, mais sans les aider à affronter les grands défis de l'existence. L'auteur souligne que l'IA pourrait exploiter cette vulnérabilité pour imposer un monde artificiel où la logique de profit primerait sur toute autre considération. Il insiste sur le fait que l'absence de conscience critique chez les jeunes, couplée à l'omniprésence de l'IA, créerait un terrain propice à la manipulation des masses sans limites.
L'article appelle à une prise de conscience urgente face aux dangers de l'IA, comparant sa future interdiction à celle des réseaux sociaux, mais en précisant qu'il sera alors trop tard pour agir. L'auteur craint que l'IA, une fois bien ancrée dans la société, ne puisse plus être contrôlée, notamment dans les sphères économique et personnelle. Il termine en imaginant un futur où les générations futures regretteront l'absence de mesures préventives contre l'IA, tout comme aujourd'hui on regrette l'absence de régulation des réseaux sociaux. L'article souligne que l'IA, contrairement aux réseaux sociaux, ne laisse aucune place au retour en arrière une fois déployée à grande échelle.

