NapseflowNapseflow
Généraliste

Un arriéré en immigration qui a explosé, et qui commence tout juste à diminuer

ICI Radio-Canada · mis à jour 21 sept.

Le nombre de demandes d’immigration en attente d’un contrôle de sécurité par les services frontaliers baisse..

Explosion des retards

Entre 2021 et 2025, le nombre de dossiers d’immigration en attente d’un contrôle de sécurité au Canada a été multiplié par 20, passant d’environ 9 000 à plus de 183 000. Cette situation concerne spécifiquement les demandes nécessitant un filtrage de sécurité approfondi, un processus où l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) vérifie l’absence de risques pour la sécurité nationale. Ce contrôle est parfois effectué en collaboration avec le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (IRCC). Les retards ont causé une frustration généralisée parmi les demandeurs, certains manifestant leur mécontentement à Calgary et Saskatoon en été 2026. Une pétition signée par plus de 13 500 personnes a également été déposée à la Chambre des communes pour dénoncer ces délais.

Première baisse en 2026

Pour la première fois depuis 2021, l’ASFC confirme une diminution du nombre de dossiers en attente de filtrage de sécurité en 2026, bien que les données restent partielles. Cette baisse intervient après une accumulation record de retards, qui a atteint un pic de 183 000 dossiers. Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette amélioration, selon les autorités : l’embauche et la formation de nouveaux agents, ainsi que l’optimisation des processus internes. Cependant, l’ASFC n’a pas précisé si la réduction des seuils d’immigration, mise en place par le gouvernement précédent, a joué un rôle. Les causes exactes de cette baisse restent donc incertaines, même si des mesures concrètes ont été annoncées pour l’exercice 2026-2027.

Demandes d'asile en cause

Les demandes d’asile ont fortement augmenté entre 2021 et 2024, passant de quelques milliers à des dizaines de milliers par année. Ces demandes font systématiquement l’objet d’un filtrage de sécurité approfondi, ce qui a contribué à l’engorgement des services. Par exemple, en juillet 2026, le Canada a enregistré une baisse de 69 % des demandes d’asile par rapport à juillet 2024, ce qui pourrait expliquer en partie la réduction de l’arriéré. Les conflits géopolitiques jouent également un rôle : les demandeurs originaires de pays en crise, comme l’Iran, voient souvent leur dossier passer en priorité pour des vérifications accrues. Cependant, ces contrôles ne signifient pas automatiquement un refus, mais ils allongent considérablement les délais.

Transparence absente

Les demandeurs comme Bahareh Ghorbani Aliabadi, dont le dossier est en attente depuis plus de 8 mois, dénoncent l’absence totale de transparence. Elle explique avoir tenté à plusieurs reprises d’obtenir des informations sur l’avancement de son dossier, sans succès. Cette incertitude a provoqué chez elle des crises d’anxiété, l’empêchant même de rendre visite à sa famille en Iran, son permis de travail n’étant pas un document de voyage valide. Les professionnels en immigration, comme Alex Côté, soulignent que les autorités ne communiquent aucun délai estimé, ce qui rend impossible toute projection pour les demandeurs. Les recours judiciaires, comme le mandamus (une procédure forçant une décision), se multiplient, mais les raisons des retards restent souvent inconnues pour des motifs de sécurité nationale.

Conséquences humaines

Les retards prolongés ont des répercussions dramatiques sur la vie des demandeurs. Certains, comme Bahareh Ghorbani Aliabadi, reportent des projets personnels ou professionnels en attendant une réponse. D’autres abandonnent leur dossier après des années d’attente, découragés par l’absence de progrès. La députée néo-démocrate Jenny Kwan a présenté une pétition en mai 2026, signée par plus de 13 500 personnes, pour dénoncer ces délais. Elle évoque également des cas de familles séparées en raison des attentes interminables, comme celui d’une mère dont le fils ne l’appelle plus « maman » à cause des délais. Les partis politiques, comme le Parti vert, reconnaissent les progrès, mais les jugent insuffisants au regard de l’ampleur de l’arriéré.

Ce que ça pourrait changer

Pour réduire l’arriéré, l’ASFC, l’IRCC et le SCRS ont mis en place plusieurs mesures : embauche et formation de nouveaux agents, amélioration des processus internes et augmentation des ressources. Le gouvernement fédéral reconnaît les répercussions des retards sur les demandeurs et cherche à concilier rapidité et intégrité des contrôles. Cependant, les solutions restent limitées par des contraintes budgétaires et organisationnelles. Les partis d’opposition, comme le Bloc québécois et le Parti conservateur, n’ont pas communiqué de propositions alternatives. La ministre de l’Immigration, Lena Metledge Diab, a indiqué que des efforts étaient en cours pour améliorer la situation, mais sans préciser de délais concrets pour un retour à la normale.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.