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Numérique

gTLD : de nouvelles extensions arrivent : .gram, .coin, .agent ou peut-être .meta ?

Next.ink · mis à jour il y a 5 j

Après 14 ans d’attente, de nouvelles extensions, ou plutôt de nouveaux domaines génériques de premier niveau (gTLD), vont bientôt voir le jour. L’ICANN a fermé les inscriptions au nouveau round de demandes.

Nouveaux noms de domaine

Depuis le 12 août 2026, l’ICANN, l’autorité chargée de la gestion des noms de domaine sur Internet, a fermé les inscriptions pour un nouveau cycle de création de gTLD (domaines génériques de premier niveau). Parmi les nouvelles extensions attendues figurent des termes comme .gram, .coin, .agent, .meta ou encore .socialmedia. Ces extensions pourraient prochainement apparaître à la fin des adresses web, comme .com ou .fr, offrant ainsi plus de choix aux utilisateurs et aux entreprises. L’ICANN prévoit d’annoncer officiellement toutes les candidatures en octobre 2026, après une période de vérification des dossiers déposés.

Contexte et enjeux

Ce nouveau cycle de création de gTLD intervient 14 ans après le précédent, lancé en 2012. À l’époque, l’ICANN avait reçu 2 091 candidatures, mais seulement une partie avait abouti après les refus et désistements. Cette fois-ci, l’autorité a enregistré 1 600 candidatures initiales, un chiffre qui pourrait encore évoluer après le paiement des frais de dossier, estimés à un minimum de 227 000 dollars par demande. L’objectif de l’ICANN est d’apporter plus de concurrence et de choix dans l’espace de nommage, alors que les extensions classiques comme .com ou .fr commencent à saturer. Benjamin Louis, créateur du .alsace, explique que cette saturation avait entraîné une hausse des prix sur le marché secondaire des noms de domaine.

Acteurs et candidatures

Parmi les acteurs majeurs ayant déjà révélé leur intention de déposer une candidature figurent Telegram, qui pourrait obtenir .gram, ou encore Meta (anciennement Facebook), qui pourrait prétendre à .meta. D’autres entreprises ou organisations pourraient également déposer des demandes pour des extensions liées à leur secteur d’activité, comme les cryptomonnaies pour .coin ou les services d’intelligence artificielle pour .ai. Les gTLD peuvent être demandés pour des marques (ex. .google), des régions (ex. .paris) ou des termes génériques (ex. .lol). Cependant, les marques ne peuvent pas revendre des noms de domaine sous leur extension, comme un .nom.google, mais uniquement l’utiliser pour leurs propres services.

Fonctionnement des gTLD

Un gTLD (domaine générique de premier niveau) est une extension qui s’ajoute à un nom de domaine, comme .com ou .org. Contrairement aux extensions géographiques (ex. .fr pour la France), les gTLD sont ouverts à des termes génériques ou des marques. Lorsqu’une entreprise ou une organisation obtient un gTLD, elle en devient propriétaire et peut l’utiliser pour ses propres services ou sites web. Par exemple, .alsace permet de créer des adresses comme mon-site.alsace. Cependant, le propriétaire d’un gTLD ne peut pas accéder aux requêtes DNS ou aux données de navigation des utilisateurs. Il ne peut voir que les noms de domaine enregistrés sous cette extension, comme les dépôts de nom.agent ou nom.coin.

Exemples et utilisations

Les nouvelles extensions comme .coin pourraient être utilisées par des entreprises liées aux cryptomonnaies pour créer des sites dédiés, comme mon-portefeuille.coin. De même, .agent pourrait être adopté par des plateformes de services ou des agences pour structurer leurs adresses web. D’autres extensions, comme .meta, pourraient être revendiquées par des entreprises actives dans les technologies immersives ou les réseaux sociaux. Enfin, des termes comme .socialmedia ou .gram (lié à Telegram) pourraient être utilisés pour des plateformes spécifiques. Ces extensions permettent aux entreprises de renforcer leur identité en ligne et de mieux cibler leur audience.

Ce que ça pourrait changer

L’ICANN a ouvert les candidatures en avril 2026 et les a fermées le 12 août 2026. Les candidats avaient jusqu’au 19 août 2026 pour payer les frais de dossier, qui s’élèvent à un minimum de 227 000 dollars par demande. L’autorité prévoit d’annoncer officiellement toutes les candidatures retenues en octobre 2026. Après cette phase, les demandes seront évaluées par l’ICANN, qui pourrait rejeter certaines candidatures ou imposer des conditions. Les extensions approuvées pourraient être opérationnelles dans les mois suivants, une fois les procédures administratives finalisées.

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