Marine Tondelier : « Ce qui se passe est trop grave pour abdiquer »
Estimant qu'il « est grand temps d'abolir les privilèges climatiques », la cheffe de file des Écologistes candidate à la présidentielle entend développer son concept de taxe des plus grands héritages. Et croit encore à l'union de la gauche.
Marine Tondelier, secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts (EELV), explique mener une double campagne : l'une pour l'écologie et l'autre pour l'union des forces politiques engagées dans cette cause. Elle souligne que ces deux combats sont indissociables, car selon elle, la crise environnementale nécessite une mobilisation collective et coordonnée. EELV est un parti politique français écologiste, membre du réseau européen des Verts, qui défend des politiques publiques axées sur la transition écologique, la justice sociale et la démocratie participative. La notion d'union fait référence ici à la nécessité de rassembler différents mouvements, partis ou associations autour de ces enjeux communs, afin d'amplifier leur impact politique et médiatique.
Marine Tondelier qualifie la situation actuelle de trop grave pour abdiquer, c'est-à-dire qu'elle juge inacceptable de renoncer ou de baisser les bras face aux défis écologiques. Elle évoque des enjeux majeurs comme le réchauffement climatique, la perte de biodiversité ou la pollution, qui menacent les écosystèmes et les sociétés humaines. Selon elle, ces problèmes ne peuvent plus être ignorés ou minimisés, car leurs conséquences seraient irréversibles à long terme. Elle insiste sur l'urgence d'agir, en s'appuyant sur des rapports scientifiques qui alertent depuis des décennies sur l'accélération de ces crises environnementales.
Pour Marine Tondelier, la stratégie politique doit intégrer deux dimensions : la défense des idées écologistes et la construction d'alliances pour les porter. Elle explique que son parti, EELV, ne peut agir seul et doit s'appuyer sur des partenariats avec d'autres formations politiques, des associations ou des citoyens. Cette approche vise à créer une dynamique collective capable de peser dans les débats publics et les décisions politiques. Elle mentionne également l'importance de la mobilisation citoyenne, comme lors des élections ou des manifestations, pour faire pression sur les gouvernements et les institutions.
L'article s'inscrit dans un contexte électoral, où Marine Tondelier et EELV cherchent à mobiliser les électeurs autour de leurs propositions. Elle évoque la nécessité de présenter des alternatives crédibles aux politiques traditionnelles, notamment en matière d'écologie, de fiscalité verte ou de transition énergétique. Le parti mise sur des thèmes comme la sobriété, la justice sociale ou la protection des services publics pour séduire un électorat sensible aux enjeux environnementaux. Elle rappelle que les élections sont un levier pour faire avancer ces idées, mais aussi pour résister aux reculs écologiques.
Marine Tondelier souligne l'importance des médias dans la diffusion des idées écologistes et la sensibilisation du public. Elle critique parfois leur manque de couverture des sujets environnementaux ou leur tendance à minimiser les alertes scientifiques. Pour elle, les médias ont un rôle clé à jouer pour informer objectivement sur les crises écologiques et donner la parole aux experts, aux militants et aux citoyens. Elle appelle à une meilleure collaboration entre les acteurs de l'écologie et les journalistes, afin de rendre les débats plus accessibles et plus percutants.

