Quelles sont mathématiquement les risques pour que votre avion s'écrase cet été?
[L'Explication #279] Vous le savez sûrement déjà, l'avion est loin d'être un mode de transport dangereux. Alors que disent les statistiques et les probabilités?.
L'article explique que le risque de mourir dans un accident d'avion cet été est extrêmement faible. Selon une étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT) publiée en août 2024, ce risque est d'environ un décès pour 13,7 millions de passagers sur la période 2018-2022. Cela correspond à une probabilité de 0,000007 %. Pour donner une comparaison, les chances de gagner au Loto sont d'environ une chance sur 19 millions, et celles de l'EuroMillions, une chance sur 139 millions. Ces chiffres montrent que les accidents aériens sont des événements très rares, malgré leur médiatisation intense qui peut donner une impression opposée.
Le risque de mourir dans un accident d'avion diminue régulièrement grâce aux progrès technologiques et à la formation des équipages. Par exemple, entre 2007 et 2017, le risque était d'environ un décès pour 7,9 millions de passagers. Ainsi, le risque actuel est divisé par deux environ chaque décennie. Les avancées incluent des systèmes d'autopilotage plus performants, des matériaux plus résistants et des protocoles de sécurité renforcés. La majorité des accidents sont partiellement maîtrisés, permettant souvent une évacuation rapide ou la survie de la majorité des occupants.
L'article souligne que le trajet en voiture jusqu'à l'aéroport est statistiquement plus dangereux que le vol lui-même. En effet, les accidents automobiles sont bien plus fréquents que les accidents aériens. Par exemple, la voiture tue trois fois plus de personnes par kilomètre que le vélo. Ainsi, la partie la plus risquée d'un voyage en avion est souvent le trajet en voiture pour s'y rendre. Cela illustre comment notre perception des risques peut être biaisée par la médiatisation des événements rares mais spectaculaires comme les accidents d'avion.
Bien qu'il n'existe pas de siège miracle garantissant la survie en cas de crash, certaines études des années 2000 suggèrent que les sièges situés dans le tiers arrière de l'appareil présentent un taux de mortalité légèrement inférieur, autour de 32 %, contre 39 % pour les tiers central et avant. Les sièges centraux de la partie arrière obtiennent même un taux de 28 %. Cependant, ces chiffres restent des tendances générales et dépendent du type d'accident. Les spécialistes recommandent également de choisir un siège proche d'une sortie de secours pour faciliter une évacuation rapide, tout en tenant compte des contraintes comme les réservoirs de carburant situés près des ailes.
Les phases les plus risquées d'un vol sont le décollage et l'atterrissage. Selon l'article, la majorité des accidents surviennent dans les trois premières minutes après le décollage et les huit dernières minutes avant l'atterrissage. Ces moments sont critiques en raison des manœuvres complexes et de la proximité du sol. En revanche, les risques sont bien moindres une fois l'avion en altitude et en croisière, par exemple pendant le repas servi à mi-parcours. Ces données aident à comprendre pourquoi les turbulences, bien que désagréables, ne représentent pas un danger majeur.

