Les psychologues sont unanimes : les personnes de plus de 70 ans qui donnent leurs affaires sont arrivées à un point où donner des indices de leur vie compte plus que de les garder
La psychologie s’est penchée sur ce sujet..
Les personnes âgées de plus de 70 ans donnent parfois leurs affaires à leurs proches de manière intentionnelle. Ce comportement, appelé Swedish death cleaning (ou « nettoyage suédois de la mort » en français), a été théorisé par l’essayiste suédoise Margareta Magnusson. Il s’agit d’une pratique qui consiste à réduire progressivement ses possessions en prévision de la fin de vie, afin d’éviter à ses proches d’avoir à trier ses affaires après un décès. Contrairement à une idée reçue, ce geste n’est pas lié à un désintérêt pour les objets matériels, mais plutôt à une volonté de transmettre une partie de soi, de son histoire ou de ses souvenirs. Selon Margareta Magnusson, ce besoin de transmission peut apparaître dès 40 ou 50 ans, bien qu’il soit plus fréquent après 70 ans.
Une étude publiée dans The Gerontologist révèle que construire un héritage matériel en donnant ses objets de son vivant aide à donner du sens à sa vie. Ce geste favoriserait une forme d’« immortalité symbolique », c’est-à-dire le sentiment de continuer d’exister à travers la mémoire des proches qui conservent ces objets. En offrant un bijou, un ustensile de famille ou un objet du quotidien, la personne âgée transmet ainsi une partie de son histoire, de ses valeurs ou de ses expériences. Ce besoin de transmission n’est pas uniquement lié à l’âge, mais peut aussi être motivé par le désir de contrôler le destin de ses biens plutôt que de les laisser au hasard après sa mort.
Distribuer ses objets de son vivant permet aux personnes âgées de garder la main sur leur destin. Plutôt que de laisser le hasard décider qui héritera de quoi après leur décès, elles choisissent elles-mêmes à qui offrir chaque objet. Ce geste reflète une volonté de préserver la mémoire de ces biens et de s’assurer qu’ils seront appréciés ou utilisés par des proches. Il s’agit d’une démarche active et réfléchie, qui vise à éviter aux héritiers des situations de conflit ou de regret liés à un héritage non désiré ou mal réparti. Ce besoin de contrôle peut survenir à différents âges, mais il est particulièrement marqué après 70 ans.
Les psychologues s’intéressent aussi au langage corporel, notamment à la posture de marche. Selon le magazine Psychologies, marcher avec les mains derrière le dos serait un signe d’assurance et de contrôle. Cette posture, souvent associée à un dos droit et un pas ferme, est perçue comme un marqueur de leadership dans un cadre professionnel. Les spécialistes y voient une forme de « posture de contrôle », qui traduirait un besoin de calme et de réflexion. Ce geste favoriserait la concentration et la clarté d’esprit, et serait adopté naturellement par de nombreuses personnes lorsqu’elles cherchent à résoudre un problème ou à organiser leurs pensées.
Le lien entre la façon de marcher et l’état d’esprit est étudié depuis longtemps par les spécialistes en psychologie. Les Australiens Allan et Barbara Pease, auteurs de *The Definitive Book of Body Language*, notent que les personnalités influentes marchent généralement d’un pas rapide. Selon eux, notre façon de nous déplacer trahirait directement notre état d’esprit du moment. Une marche rapide et dynamique pourrait ainsi refléter une personnalité confiante et déterminée, tandis qu’une marche lente ou hésitante pourrait indiquer un état d’esprit plus réservé ou anxieux. Ces observations montrent que le langage corporel est un outil puissant pour comprendre les émotions et les intentions d’une personne.

