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« Un blond aux yeux bleus ne peut pas manger la même chose qu'une personne noire ou un Asiatique » : les propos du décathlonien Kevin Mayer démontés par les scientifiques

Science & Vie · mis à jour il y a 28 j

Le décathlonien Kevin Mayer affirme qu'un « blond aux yeux bleus » ne peut pas manger comme une personne noire. Deux spécialistes de la nutrition et de la génétique jugent cette idée fausse..

Propos de Kevin Mayer

Le décathlonien français Kevin Mayer a déclaré qu’un blond aux yeux bleus ne pouvait pas manger la même chose qu’une personne noire ou un Asiatique, suggérant que l’alimentation devait être adaptée en fonction de l’apparence physique. Ces propos, tenus en 2026, ont suscité des réactions dans le monde sportif et scientifique, car ils sous-entendent une corrélation entre la génétique, l’origine ethnique et les besoins nutritionnels. Mayer, champion olympique et multiple médaillé mondial en décathlon, a exprimé cette idée dans un contexte où l’alimentation personnalisée est souvent associée à des performances sportives optimales.

Réponse des scientifiques

Des chercheurs en génétique, nutrition et biologie ont rapidement réagi pour corriger ces affirmations. Selon eux, la science montre qu’il n’existe pas de lien direct entre l’apparence physique (comme la couleur des yeux, des cheveux ou la pigmentation de la peau) et les besoins nutritionnels d’un individu. Les différences génétiques entre les populations existent, mais elles n’ont pas d’impact significatif sur les recommandations alimentaires générales. Les scientifiques soulignent que les besoins en nutriments (protéines, vitamines, minéraux, etc.) dépendent davantage de facteurs individuels comme l’âge, le sexe, l’activité physique, le métabolisme ou des conditions médicales spécifiques que de l’origine ethnique ou de traits physiques visibles.

Génétique et alimentation

La génétique joue effectivement un rôle dans la façon dont notre corps métabolise certains aliments, mais ces variations sont principalement liées à des différences individuelles plutôt qu’à des groupes ethniques ou raciaux. Par exemple, certaines personnes peuvent avoir une intolérance au lactose ou une prédisposition génétique à certaines maladies métaboliques, mais ces traits ne sont pas systématiquement associés à une origine ethnique particulière. Les scientifiques rappellent que les recommandations nutritionnelles universelles, comme celles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou des apports journaliers recommandés (AJR), sont conçues pour s’appliquer à l’ensemble de la population, indépendamment de l’apparence ou de l’origine.

Adaptation individuelle

Les experts insistent sur l’importance d’une alimentation adaptée aux besoins spécifiques de chaque individu, plutôt qu’à des catégories générales comme l’ethnie ou la couleur de peau. Par exemple, un sportif comme Kevin Mayer pourrait avoir des besoins nutritionnels spécifiques liés à son entraînement intensif, mais ces besoins ne sont pas déterminés par sa couleur d’yeux ou de cheveux. Les scientifiques recommandent plutôt une approche personnalisée, basée sur des analyses médicales (comme des tests génétiques ou métaboliques) ou des conseils de professionnels de santé, pour ajuster son alimentation en fonction de ses objectifs et de son état de santé.

Ce que ça pourrait changer

Les déclarations de Kevin Mayer ont relancé un débat sur la manière dont les stéréotypes liés à l’apparence physique peuvent influencer les perceptions des besoins nutritionnels. Les scientifiques rappellent que ces stéréotypes sont non seulement infondés scientifiquement, mais qu’ils peuvent aussi renforcer des préjugés et des inégalités. Ils soulignent que l’alimentation doit être abordée sous l’angle de la diversité individuelle et non de catégories rigides, pour éviter toute forme de discrimination ou de généralisation abusive.

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