Nouveaux bombardements meurtriers russes sur Kiev
L’attaque a frappé l’Académie des Sciences et un centre médical, faisant au moins un mort et plusieurs blessés..
La Russie a mené de nouveaux bombardements meurtriers sur la capitale ukrainienne, Kiev, le lundi 28 septembre 2026, en plein jour. Ces frappes ont ciblé l’Académie des Sciences et un centre médical, causant au moins un mort et plusieurs blessés selon les autorités ukrainiennes. Ces attaques s’inscrivent dans une stratégie russe d’intensification des frappes aériennes, de jour comme de nuit, visant des infrastructures civiles et économiques. Depuis des semaines, les sites touchés incluent des stations-service, des infrastructures ferroviaires, des entrepôts logistiques, des centres de données informatiques et des centres commerciaux. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirme que cette campagne a pour but de paralyser l’économie ukrainienne, en l’absence de percée territoriale majeure de la Russie sur le front militaire, plus de quatre ans et demi après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, qui a débuté en février 2022.
Parmi les cibles des bombardements du 28 septembre 2026, l’Académie des Sciences de Kiev, un bâtiment historique situé en plein centre-ville, a été gravement endommagé par une frappe de drone russe. Une femme a été tuée et six personnes blessées lors de l’incendie provoqué par cette attaque. Volodymyr Gorbulin, ancien secrétaire du Conseil de sécurité et de défense ukrainien, a déclaré avoir été légèrement blessé lors de la frappe, tandis que son assistante a été tuée. L’Académie des Sciences a dénoncé une attaque qualifiée de « terreur russe » et de « barbarie », visant des civils sur leur lieu de travail. Parallèlement, un centre médical a également été touché lors de ces mêmes frappes. Les secouristes ukrainiens sont intervenus pour éteindre l’incendie et rechercher d’éventuelles victimes piégées dans les décombres. Les habitants de Kiev vivent désormais sous la menace constante de dizaines d’alertes aériennes quotidiennes, les contraignant à se réfugier régulièrement dans des abris.
Selon le président Zelensky, la Russie utilise ces bombardements pour affaiblir l’économie ukrainienne et compenser son manque de progrès militaires sur le terrain. Les drones russes employés lors de ces attaques seraient des modèles récents, plus rapides et plus difficiles à intercepter que les drones traditionnels, certains experts évoquant même l’utilisation de moteurs chinois. Kiev a appelé ses alliés occidentaux à renforcer leur aide militaire, notamment en fournissant davantage de systèmes d’interception Patriot, capables de détruire des missiles balistiques. Parallèlement, l’Ukraine intensifie ses propres attaques de longue portée en Russie, ciblant des raffineries et des sites logistiques pour réduire les revenus financiers alimentant l’effort de guerre russe. Un nombre croissant de victimes civiles est enregistré des deux côtés du conflit.
L’Ukraine s’attend à un hiver particulièrement difficile en 2026, car le manque de moyens de défense antiaérienne pourrait pousser la Russie à multiplier les frappes contre les infrastructures énergétiques du pays, comme cela s’était produit en 2025. Ces attaques avaient alors provoqué des coupures d’électricité et de chauffage, avec des températures pouvant chuter jusqu’à -20°C. Le premier ministre ukrainien Serguiï Koretsky a suggéré aux personnes vulnérables de quitter les grandes villes avant l’hiver, afin d’éviter de surcharger les services de secours en cas de nouvelles attaques. Il a précisé que cette mesure n’était pas une évacuation générale, mais une recommandation pour les personnes vivant dans des conditions précaires, comme les habitants des étages élevés sans accès facile aux abris. Il a également souligné que les services d’urgence devaient se concentrer sur les conséquences des frappes plutôt que sur l’assistance aux personnes nécessitant une attention supplémentaire.
En plus des frappes sur Kiev, d’autres attaques russes ont causé des victimes dans plusieurs régions ukrainiennes le 28 septembre 2026. À Dnipro, trois personnes ont été tuées et au moins 43 autres blessées, dont 11 enfants, lors d’une attaque sur Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine. Dans la région de Zaporijjia, au sud-est, 30 personnes ont été blessées, dont trois grièvement. D’autres dégâts ont été signalés dans des infrastructures civiles, comme une usine de glaces à Jytomyr, des immeubles résidentiels à Soumy, Rivne et Odessa, ainsi que dans la région de Synelnykové. Le premier ministre ukrainien a appelé la population à ne pas ignorer les alertes aériennes et à rester à l’abri. Parallèlement, les ministres européens de la Défense ont discuté de la possibilité pour l’Union européenne de créer un mécanisme d’urgence inspiré de celui de l’OTAN, afin de mieux coordonner la réponse aux « attaques hybrides » attribuées à la Russie.
Sur le plan diplomatique, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a réaffirmé lors de l’Assemblée générale des Nations unies que la Russie atteindrait ses objectifs militaires en Ukraine « peu importe les circonstances ». Cette déclaration intervient alors que les troupes russes peinent à progresser sur le front et que les gouvernements européens accusent Moscou d’intensifier ses opérations de sabotage et d’ingérence contre les pays soutenant l’Ukraine. L’Union européenne envisage de renforcer sa coordination pour faire face à ces menaces, notamment en s’inspirant des mécanismes de l’OTAN. Ces tensions s’ajoutent à un conflit qui dure depuis plus de quatre ans et demi, avec des conséquences humanitaires, économiques et sociales majeures pour l’Ukraine et ses alliés.

