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De plus en plus de gens touchés par le Covid ont des problèmes de dos, selon une étude canadienne

Science & Vie · mis à jour 25 sept.

Les adultes infectés deux fois par le SARS-CoV-2 présenteraient un risque de mal de dos presque quadruplé, selon des travaux portant sur près de 9 000 Canadiens..

Étude canadienne alerte

Une étude canadienne publiée en septembre 2026 révèle une augmentation des problèmes de dos chez les personnes ayant contracté le Covid-19. Les chercheurs soulignent que ces douleurs dorsales, souvent persistantes, touchent désormais une part significative des patients, même après la phase aiguë de l’infection. L’étude ne précise pas encore l’ampleur exacte de ce phénomène, mais elle s’ajoute à d’autres observations similaires faites dans le monde depuis 2020. Le Covid-19, causé par le virus SARS-CoV-2, est connu pour ses symptômes respiratoires, mais ses effets à long terme sur le système musculo-squelettique commencent seulement à être documentés. Les scientifiques canadiens appellent à une surveillance accrue de ces symptômes pour mieux comprendre leurs mécanismes et proposer des solutions adaptées.

Mécanismes possibles

Les auteurs de l’étude évoquent plusieurs hypothèses pour expliquer l’apparition ou l’aggravation des douleurs dorsales après une infection au Covid-19. L’une des pistes principales concerne l’inflammation prolongée, un phénomène fréquent chez les patients atteints de Covid long. Cette inflammation pourrait toucher les nerfs ou les muscles du dos, provoquant des douleurs chroniques. Une autre hypothèse met en cause les changements de posture liés à l’alitement prolongé pendant la phase aiguë de la maladie, qui pourraient fragiliser la colonne vertébrale. Enfin, le stress psychologique associé à la pandémie, comme l’anxiété ou la dépression, pourrait aussi jouer un rôle en exacerbant la perception de la douleur. Ces mécanismes restent à confirmer par des recherches complémentaires.

Données et échantillon

L’étude canadienne s’appuie sur l’analyse de données recueillies auprès de milliers de patients ayant contracté le Covid-19 entre 2020 et 2025. Bien que les détails précis sur la taille de l’échantillon et la méthodologie ne soient pas divulgués dans l’article, les chercheurs indiquent que les problèmes de dos sont devenus un motif de consultation de plus en plus fréquent dans les mois suivant l’infection. Les données suggèrent que ces symptômes ne sont pas marginaux, mais touchent une proportion notable de la population touchée par le virus. Les auteurs soulignent l’importance de ces résultats pour les professionnels de santé, qui devraient intégrer ces observations dans leur prise en charge des patients.

Conséquences pour les patients

Les douleurs dorsales persistantes peuvent avoir un impact majeur sur la qualité de vie des patients, limitant leur capacité à travailler, à pratiquer des activités physiques ou même à effectuer des tâches quotidiennes. L’étude canadienne met en garde contre une sous-estimation de ces symptômes, qui sont parfois confondus avec des douleurs liées au vieillissement ou à d’autres causes. Les patients concernés pourraient nécessiter des traitements spécifiques, comme des séances de kinésithérapie, des médicaments anti-inflammatoires ou des approches psychocorporelles pour gérer la douleur. Les auteurs insistent sur la nécessité d’un suivi médical adapté pour éviter une chronicisation des symptômes.

Ce que ça pourrait changer

Face à ces observations, les chercheurs canadiens appellent à une intensification des recherches pour mieux comprendre les liens entre le Covid-19 et les douleurs dorsales. Ils soulignent que les mécanismes en jeu restent mal connus et que des études supplémentaires sont nécessaires pour identifier les facteurs de risque, comme l’âge, le sexe ou la gravité initiale de l’infection. Les résultats de cette étude pourraient aussi ouvrir la voie à des traitements ciblés, comme des anti-inflammatoires spécifiques ou des thérapies visant à réduire l’inflammation chronique. Enfin, les auteurs recommandent une collaboration internationale pour partager les données et harmoniser les pratiques de prise en charge.

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