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275 km d’altitude, 10 heures de mission et 6 tours de la Terre : ce que vise la fusée géante Starship pour son vol orbital inédit

Numerama · mis à jour il y a 4 j

SpaceX vise le 22 septembre pour le 14e vol de son Starship, avec une première : placer réellement la fusée géante en orbite. Dix heures de vol, six tours de la Terre et 26 satellites à larguer..

Mission Starship inédite

SpaceX, l’entreprise américaine fondée par Elon Musk, prépare un vol orbital historique pour sa fusée géante Starship. Prévu pour septembre 2026, ce test vise à faire orbiter le vaisseau autour de la Terre à une altitude de 275 kilomètres, soit environ deux fois moins que la Station Spatiale Internationale (ISS). La mission durera 10 heures et comptera 6 tours complets de la planète, une première pour ce lanceur encore en développement. L’objectif principal est de valider la capacité de Starship à atteindre l’orbite terrestre et à y rester plusieurs heures, une étape cruciale avant des missions plus ambitieuses comme le transport de passagers ou de fret vers la Lune ou Mars. Ce vol s’inscrit dans la stratégie de SpaceX de rendre l’accès à l’espace plus accessible et moins coûteux grâce à des fusées entièrement réutilisables.

Caractéristiques techniques

Starship est la fusée la plus puissante jamais construite, avec une hauteur de 120 mètres et une capacité de charge utile de plus de 100 tonnes en orbite basse. Elle se compose de deux étages : le Super Heavy, un booster équipé de 33 moteurs Raptor fonctionnant au méthane et à l’oxygène liquide, et le vaisseau Starship lui-même, conçu pour transporter jusqu’à 100 personnes ou du matériel. Pour ce vol orbital, le vaisseau sera lancé depuis la base spatiale de Boca Chica, au Texas (États-Unis), et effectuera un amerrissage contrôlé dans l’océan Pacifique après sa mission. Les données recueillies lors de ce test permettront d’affiner les performances du lanceur, notamment sa résistance aux contraintes thermiques et mécaniques lors de la rentrée atmosphérique.

Enjeux et défis

Ce vol orbital représente un test majeur pour SpaceX, qui a déjà effectué plusieurs essais suborbitaux et des tentatives de récupération du booster et du vaisseau. Cependant, atteindre l’orbite terrestre avec succès reste un défi technique et financier. En cas d’échec, les conséquences pourraient retarder le calendrier du programme, déjà critiqué pour ses retards répétés. À l’inverse, une réussite ouvrirait la voie à des missions habitées vers la Lune dans le cadre du programme Artemis de la NASA, ainsi qu’à des voyages interplanétaires. Le coût de développement de Starship est estimé à plusieurs milliards de dollars, financés en partie par des contrats avec la NASA et des clients privés. Ce vol est donc un pari technologique et économique pour l’avenir de l’exploration spatiale.

Ce que ça pourrait changer

En 2026, la course à l’espace s’intensifie avec plusieurs acteurs majeurs : la NASA avec son programme *Artemis* pour le retour sur la Lune, la Chine qui développe sa propre station spatiale et ses missions lunaires, et des entreprises privées comme SpaceX ou Blue Origin. Starship pourrait devenir un acteur clé en offrant une solution de transport plus économique et réutilisable que les fusées traditionnelles. Ce vol orbital intervient également dans un contexte géopolitique marqué par des tensions autour de la domination spatiale, notamment entre les États-Unis et la Chine. La réussite de cette mission renforcerait la position de SpaceX comme leader du secteur privé spatial.

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