Paul St-Pierre Plamondon : opération majorité
Le chef du Parti québécois a demandé à chaque militant du parti de convaincre un électeur indécis..
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), a clairement changé de ton lors d’un rassemblement à Drummondville le 1er octobre 2026. Il ne cache plus son ambition : obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale lors des prochaines élections. Selon lui, une telle victoire permettrait au PQ d’éviter un mandat minoritaire, synonyme pour lui de blocages et d’impossibilité de mettre en œuvre ses engagements. Il a illustré cette idée en comparant un mandat minoritaire à des pneus d’été en hiver : inadaptés et inefficaces. St-Pierre Plamondon a présenté deux scénarios aux militants : soit un gouvernement minoritaire avec une survie de 12 à 18 mois et des promesses non tenues, soit un quatre ans franc où le parti pourrait agir librement pour défendre les intérêts du Québec. Cette stratégie marque un tournant dans sa campagne, où il insiste désormais sur la stabilité gouvernementale plutôt que sur la souveraineté.
Face aux critiques de ses adversaires, notamment Christine Fréchette (CAQ) et Charles Milliard (PLQ), qui l’accusent de vouloir relancer la question de la souveraineté du Québec, Paul St-Pierre Plamondon a réaffirmé que l’élection ne porte pas uniquement sur ce sujet. Il a insisté sur le fait que les Québécois doivent choisir un gouvernement capable de remplacer la CAQ avec compétence et sérieux, en mettant l’accent sur des résultats concrets à court terme. Selon lui, la priorité est de réparer les tuyaux qui coulent dans la tuyauterie de l’État québécois, une métaphore pour évoquer les problèmes structurels et administratifs du gouvernement actuel. Il a aussi lancé l’opération indécis, demandant à chaque membre du PQ de convaincre au moins un électeur hésitant de voter pour le parti. Cette opération vise à maximiser les chances de victoire dans une élection présentée comme serrée.
La circonscription d’Arthabaska-L’Érable, remportée par le PQ lors d’une élection partielle en 2025 grâce à Alex Boissonneault, est devenue un symbole de la bataille électorale. Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), a suggéré que le PQ se concentre sur cette circonscription car elle est perçue comme un bastion menacé. Les sondages indiquent en effet une course serrée, avec trois partis en lice. Paul St-Pierre Plamondon a reconnu cette difficulté, affirmant que l’élection sera serrée dans toutes les régions du Québec. Il a également promis à Boissonneault une place au conseil des ministres s’il est réélu, ce qui équivaut à une promesse de lui confier un poste clé au gouvernement. Cette déclaration montre l’importance stratégique accordée à cette circonscription.
Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), a vivement critiqué la stratégie du PQ, estimant qu’une victoire du parti séparatiste serait une catastrophe économique. Elle a évoqué des dizaines de milliards de dollars d’investissements fédéraux, notamment en défense, qui pourraient être redirigés hors du Québec en cas de victoire du PQ. Selon elle, une majorité péquiste donnerait au parti les moyens de relancer un référendum sur la souveraineté, malgré le fait que trois quarts des Québécois s’y opposent. Fréchette a aussi comparé Paul St-Pierre Plamondon à Donald Trump, l’accusant de fake news lorsqu’il dénonce la désinformation autour de sa campagne. Elle a souligné que la guerre tarifaire imposée par l’administration Trump aggrave les risques économiques d’une telle victoire.
L’article s’inscrit dans un contexte électoral marqué par une **guerre tarifaire** déclenchée par l’administration américaine de Donald Trump, ce qui ajoute une pression économique supplémentaire sur le Québec. Les partis en lice, notamment la CAQ, la CAQ et le PQ, s’affrontent sur la gestion des finances publiques et la stabilité gouvernementale. Les élections sont présentées comme serrées, avec des **luttes serrées dans toutes les régions**, rendant chaque circonscription cruciale. Les enjeux incluent la réparation des infrastructures de l’État, la gestion des investissements fédéraux et la question de la souveraineté, bien que celle-ci ne soit pas le seul sujet de la campagne. Les acteurs clés sont Paul St-Pierre Plamondon (PQ), Christine Fréchette (CAQ), Éric Duhaime (PCQ) et Alex Boissonneault (candidat PQ dans Arthabaska-L’Érable).

