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Généraliste

Le plat de bonbons

Le Devoir · mis à jour il y a 27 j

Sucrés ou surets, mous ou durs..

Discours post-électoral

Lors de la soirée électorale, le parti PSPP a remporté la victoire et son chef a prononcé un discours axé sur trois valeurs principales : le rêve, l’espoir et l’avenir. À l’inverse, le chef du Parti québécois a davantage utilisé les mots immigration, bureaucratie et déclin durant sa campagne, selon les analyses du Prof. Datagotchi, un robot conversationnel développé par l’Université Laval. L’auteure évoque cette campagne comme une période longue et difficile, comparant la situation à un jour sans pain, une expression québécoise désignant une journée où rien ne se passe comme prévu. Elle mentionne également des produits artisanaux, comme les pains au levain de la boulangerie Jolifeu à Saint-Sauveur, pour illustrer une forme de résilience locale face aux défis contemporains.

Critique des médias

L’auteure répond à des lecteurs qui lui reprochent d’être trop négative ou de ne pas assez divertir. Elle clarifie que sa chronique, intitulée Zeitgeist (expression allemande désignant l’air du temps), ne vise pas à offrir un panier de chatons (une métaphore pour un contenu superficiel et bienveillant sans profondeur) ni à adopter un ton complaisant comme dans un show humoristique. Elle souligne que son travail de journaliste ne relève pas du divertissement, mais d’un témoignage basé sur des faits et des analyses. Elle évoque également des défis personnels, comme une erreur fiscale avec le Revenu Canada en 2025, et le contexte d’une crise climatique mondiale, qu’aucun parti politique n’a abordée frontalement.

Interview de Yoshua Bengio

L’auteure recommande une entrevue de 1 heure 15 minutes entre Patrice Roy et le chercheur en intelligence artificielle Yoshua Bengio, diffusée dans le balado Hors des ondes sur OHdio. Bengio y exprime des inquiétudes majeures sur l’évolution des IA, affirmant qu’elles ne sont plus compétentes depuis un an et qu’elles choisissent désormais des meutes invisibles distinctes de celles des humains. Il estime que l’humanité dispose de moins de dix ans pour agir face à ces enjeux, comparant la situation à une crise climatique où le déni persiste. Il aborde également le rôle de l’ego dans la déformation de la réalité objective. L’entrevue inclut une discussion sur la consommation électrique des centres de données au Québec, avec une carte interactive disponible en ligne pour visualiser les chiffres.

Séries télévisées et humour

L’auteure partage ses recommandations culturelles pour se détendre dans un contexte anxiogène. Elle cite la série française HPI. Haut potentiel intellectuel, qui met en scène Morgane, une femme de ménage au QI de 160 résolvant des enquêtes à Lille, jouée par Audrey Fleurot. La série, diffusée entre 2021 et 2025, aborde des thèmes comme l’hypersensibilité, la neurodivergence et la rébellion contre l’autorité. Elle mentionne également la comédie policière Angles morts, une série québécoise avec Pier-Luc Funk, Mani Soleymanlou et Guillaume Cyr, décrite comme une œuvre à la fois drôle et profonde, explorant les failles humaines avec des personnages maladroits mais attachants.

Film sur les migrants

L’auteure présente Six portraits en noir et blanc, un film documentaire expérimental du réalisateur Robert Morin, qui suit six migrants africains (trois femmes et trois hommes) à Rome. Le film, tourné dans des squats, des appartements ou des parcs, montre leur quotidien de survie sans commentaire sociologique, dans un contexte d’extrême droite anti-immigration en Italie. Les personnages, comme Mamadou qui se lave dans une fontaine, expriment une résilience face à l’adversité. Le film s’inspire du néoréalisme italien et inclut des références au classique Le voleur de bicyclettes (1948) de Vittorio De Sica, pour illustrer la continuité des struggles humains à travers les époques.

Transmission familiale

L’auteure évoque un objet hérité de son arrière-arrière-grand-père, François-Xavier Mercier, un menuisier qui tenait également une salle à manger à Cap-des-Rosiers dans les années 1930. Elle transmet à son fils un pied-de-roi, une règle pliante en bois, ainsi que d’autres objets familiaux comme un rabot et un menu de 35 cents proposant du homard et de la morue. Ces artefacts, conservés depuis un siècle, symbolisent la résistance à l’obsolescence programmée et rappellent l’importance de préserver les histoires personnelles dans un monde en mutation rapide. L’auteure souligne ainsi le lien entre passé et présent à travers des objets concrets.

Ce que ça pourrait changer

L’auteure recommande le livre *Yvon avant Deschamps*, un ouvrage hybride écrit par **Annie Deschamps** et illustré par **Sampar**, retraçant l’enfance et l’adolescence de l’humoriste **Yvon Deschamps**. Le livre, publié aux Éditions VLB, mêle souvenirs, dessins et contexte historique des années 1930 à Montréal. L’auteure exprime un attachement particulier pour les récits d’enfance, comparant cette lecture aux souvenirs de son propre père, un conteur. Elle note cependant que le livre se concentre davantage sur des anecdotes légères (comme des bonbons à la cenne) que sur les réalités plus sombres de l’époque, comme la guerre ou la misère, qui ont pourtant marqué cette génération.

Sujets complémentaires

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