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Biscuits, céréales

Presse-Citron · mis à jour il y a 21 j

Une nouvelle taxe sur les produits sucrés pourrait être introduite..

Nouvelle taxe sur les sucres

Les députés français ont approuvé, le 14 octobre 2026, l'extension de la taxe soda aux produits préemballés les plus sucrés dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2027. Cette mesure vise à taxer davantage les viennoiseries industrielles, les biscuits, les céréales du petit-déjeuner, les pâtes à tartiner et les confiseries. L'objectif affiché est de réduire la consommation de produits sucrés, souvent associés à des problèmes de santé comme l'obésité ou le diabète. La taxe s'inscrit dans une logique de santé publique, en incitant les industriels à reformuler leurs recettes pour diminuer leur teneur en sucre. Pour l'instant, cette décision reste une étape préliminaire, car le texte doit encore être examiné en séance plénière à l'Assemblée nationale.

Objectifs et montants

Le gouvernement français espère récolter 200 millions d'euros grâce à cette extension de la taxe. Cependant, le secteur agroalimentaire craint une hausse des prix pour les consommateurs et une perte de compétitivité. Jean-François Loiseau, président de l'Ania (Association nationale des industries alimentaires), estime que cette mesure pourrait peser sur le pouvoir d'achat et que le montant total de la taxe pourrait atteindre jusqu'à un milliard d'euros à terme. Pour rappel, la taxe sur les boissons sucrées, déjà en place, a rapporté environ 800 millions d'euros en 2025. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a souligné que cette mesure s'appuie sur des données alarmantes : un enfant de 9 ans consomme aujourd'hui autant de sucre que son grand-père sur toute une vie. L'Assurance maladie plaide depuis 2025 pour une taxe plus large sur les produits gras, salés, sucrés et ultra-transformés.

Réactions politiques

L'extension de la taxe a suscité des débats houleux à l'Assemblée nationale. Le Rassemblement National (RN), son allié l'Union des Démocrates et Républicains (UDR) et Les Républicains (LR) ont tenté de supprimer cet article, arguant qu'elle entraînerait une hausse des prix sans bénéfice sanitaire prouvé. Cependant, les députés ont finalement adopté un élargissement proposé par le Mouvement Démocrate (MoDem), qui inclut tous les produits ultra-transformés sucrés. Une exemption a été ajoutée pour les artisans et petites entreprises alimentaires afin de limiter l'impact sur les petits producteurs. Ces votes restent une étape préliminaire, car le texte doit encore être discuté en séance plénière.

Ce que ça pourrait changer

Cette mesure s'inscrit dans un contexte plus large de recherche d'économies pour le budget 2027. Parallèlement à la taxe sur les produits sucrés, le gouvernement envisage d'autres pistes pour réduire les dépenses publiques. Par exemple, le ministère du Travail propose d'imposer une participation minimale de 350 euros aux titulaires d'un Compte Personnel de Formation (CPF) pour financer une formation, contre 150 euros actuellement. Les demandeurs d'emploi seraient exonérés de cette participation, tout comme les personnes suivant des formations dans des secteurs stratégiques comme la défense, l'industrie, la transition écologique ou le numérique. Ces mesures visent à rationaliser les dépenses tout en ciblant les formations prioritaires.

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