La surface brûlée en France depuis le 1er janvier représente près de la moitié du Luxembourg
Dans le sud-ouest, 46 000 hectares ont brûlé en seulement cinq jours. L’article La surface brûlée en France depuis le 1er janvier représente près de la moitié du Luxembourg est apparu en premier sur Le Grand Continent..
Depuis le 1er janvier 2026, près de 1 200 kilomètres carrés de végétation ont été détruits par les incendies en France, selon les données du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Cette surface, équivalente à 115 000 hectares, représente presque cinq fois plus que l’année précédente à la même période (24 000 hectares en 2025). Elle dépasse également dix fois la moyenne des vingt dernières années, qui s’élevait à 11 000 hectares pour la période du 1er janvier au 29 juillet entre 2006 et 2025. Ces chiffres proviennent du Système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS), une base de données qui centralise les données sur les incendies en Europe.
L’incendie qui ravage actuellement la Gironde a déjà détruit 42 000 hectares de végétation, soit une surface supérieure à celle brûlée dans la plupart des pays européens cette année. À cela s’ajoutent 3 600 hectares supplémentaires autour de Biscarrosse, dans les Landes. Ces deux feux isolés dépassent déjà les surfaces brûlées au Portugal (30 000 hectares), en Roumanie (12 000 hectares) ou en Croatie (3 300 hectares) en 2026. La Gironde et les Landes, régions du sud-ouest de la France, sont particulièrement touchées par les incendies en raison de leur climat sec et de la végétation dense.
La surface totale brûlée en France depuis le début de l’année représente 44,5 % de la taille du Luxembourg, un pays d’Europe de l’Ouest mesurant 2 586 kilomètres carrés. Cette comparaison illustre l’ampleur exceptionnelle des incendies en France en 2026. Les feux de forêt sont un phénomène récurrent en Europe, mais leur intensité et leur étendue varient fortement selon les années et les régions. Les données de l’EFFIS permettent de comparer les surfaces brûlées entre pays européens pour mieux évaluer l’impact des incendies.
Le pic d’intensité des incendies en France se situe généralement entre le début juillet et la mi-août. Une nouvelle vague de chaleur est attendue à partir du 28 juillet 2026, avec des températures pouvant atteindre 40 °C dans le sud-ouest, la région la plus touchée par les feux. Cette vague de chaleur sera la quatrième de l’été en France et la 54e depuis 1947. Les températures élevées et la sécheresse assèchent la végétation, la rendant plus inflammable et favorisant la propagation des incendies.
L’année 2026 est marquée par une sécheresse exceptionnellement précoce en Europe de l’Ouest, survenue deux mois plus tôt qu’en 2022. L’hiver 2025-2026 a été humide, ce qui a permis une pousse abondante de la végétation. Cependant, la sécheresse printanière et estivale a asséché cette végétation, transformant les forêts et les landes en un combustible idéal pour les incendies. Cette situation s’ajoute à des vagues de chaleur répétées, aggravant le risque de départ de feu et leur propagation.

