NapseflowNapseflow
Droit

Algues vertes en Bretagne : les pouvoirs publics invités par la Cour des comptes à redoubler leurs efforts

LexisVeille · mis à jour il y a 21 j

Algues vertes en Bretagne : les pouvoirs publics invités par la Cour des comptes à redoubler leurs efforts Collectivités territoriales Pollutions, Risques et Nuisances.

Cour des comptes alerte

La Cour des comptes, une institution française indépendante chargée de vérifier l’utilisation des fonds publics, publie le 10 juillet 2026 un rapport sur la gestion des algues vertes en Bretagne. Dans ce document, elle appelle les pouvoirs publics à renforcer leurs actions contre ce phénomène, cinq ans après ses premières recommandations. Les algues vertes désignent des proliférations massives d’algues, principalement de l’espèce Ulva, qui envahissent les côtes bretonnes en été. Ces algues, en se décomposant, libèrent des gaz toxiques comme le sulfure d’hydrogène, dangereux pour la santé humaine et l’environnement. Le rapport souligne que malgré des mesures prises, la situation reste préoccupante, justifiant une intensification des efforts.

Origine du problème

Les algues vertes en Bretagne sont principalement causées par un excès de nutriments, notamment d’azote et de phosphore, dans les eaux côtières. Ces nutriments proviennent principalement des activités agricoles, comme l’épandage d’engrais riches en azote, et des rejets domestiques ou industriels non traités. L’azote et le phosphore agissent comme des engrais pour les algues, favorisant leur croissance excessive. La Bretagne, région à forte activité agricole, est particulièrement touchée. Les pouvoirs publics, dont les collectivités territoriales et l’État, sont pointés du doigt pour leur gestion insuffisante de cette pollution, malgré des alertes répétées depuis plusieurs années.

Bilan des actions passées

Le rapport de la Cour des comptes rappelle que depuis 2021, plusieurs mesures ont été mises en place pour lutter contre les algues vertes, comme des programmes de réduction des rejets de nutriments ou des plans de surveillance des plages. Cependant, ces actions sont jugées insuffisantes ou mal coordonnées entre les différents acteurs (collectivités, État, agriculteurs). Par exemple, les objectifs de réduction des rejets d’azote fixés par les plans régionaux n’ont pas été atteints. La Cour des comptes souligne aussi le manque de moyens financiers et humains alloués à la lutte contre ce phénomène, ainsi que des retards dans la mise en œuvre des solutions proposées.

Recommandations clés

Pour remédier à cette situation, la Cour des comptes formule plusieurs recommandations dans son rapport. Elle propose notamment d’accélérer la mise en place de solutions techniques, comme des systèmes de traitement des eaux usées plus performants ou des pratiques agricoles moins polluantes (réduction des engrais, rotation des cultures). Elle insiste aussi sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents niveaux de décision (région, département, communes) et d’un renforcement des contrôles pour s’assurer du respect des réglementations. Enfin, elle recommande d’augmenter les budgets dédiés à la lutte contre les algues vertes, afin de financer des projets concrets et durables.

Ce que ça pourrait changer

Les *algues vertes* représentent un risque majeur pour la santé publique et l’économie locale en Bretagne. Lorsque ces algues se décomposent sur les plages, elles dégagent des gaz toxiques, comme le *sulfure d’hydrogène*, qui peuvent provoquer des irritations, des troubles respiratoires, voire des intoxications graves en cas d’exposition prolongée. Par ailleurs, la prolifération des algues nuit à l’attractivité touristique de la région, une source importante de revenus pour les habitants. Les activités de pêche et de conchyliculture sont aussi menacées, car les zones touchées deviennent impropres à la production. Le rapport de la Cour des comptes met en lumière l’urgence d’agir pour limiter ces impacts.

Sujets complémentaires