La NASA n'a rien prévu pour sauver ses astronautes coincés sur la Lune
Alors que le programme Artemis doit ramener des humains sur la Lune, un rapport indépendant alerte sur un risque majeur: aucune solution de secours n'est prévue si une mission tourne mal..
Le programme Artemis de la NASA, qui vise à renvoyer des humains sur la Lune d’ici 2026, présente une faille majeure selon le Bureau de l’inspecteur général de l’agence. Ce dernier, un organe indépendant chargé de superviser les activités de la NASA, alerte sur l’absence de solution de secours en cas d’accident. Les missions prévues, notamment vers le pôle Sud lunaire, sont jugées particulièrement risquées en raison d’un terrain accidenté composé de cratères profonds, de pentes abruptes et de rochers. Contrairement aux missions Apollo des années 1960-1970, qui atterrissaient sur des zones relativement plates, les nouvelles explorations ciblent des régions bien plus dangereuses. Pourtant, aucun module de secours n’est actuellement prévu sur place pour évacuer les astronautes en cas de problème technique ou d’atterrissage raté.
En cas d’urgence sur la Lune, la NASA ne disposerait d’aucun moyen pour sauver ses astronautes. Ni second module lunaire prêt à décoller, ni habitat pressurisé de repli, ni même un rover capable de servir d’abri temporaire ne sont prévus. Les entreprises privées comme SpaceX et Blue Origin, chargées du transport des astronautes et du matériel, ne sont pas tenues de fournir des engins de secours immédiatement disponibles. Cette lacune est d’autant plus préoccupante que les nouveaux modules lunaires, comme le Starship, sont bien plus grands et moins stables que ceux utilisés lors des missions Apollo. Un atterrissage sur un terrain irrégulier pourrait ainsi faire basculer l’engin, aggravant les risques pour l’équipage. Historiquement, la NASA avait toujours intégré des plans de secours après des accidents majeurs, mais cette pratique semble avoir été abandonnée dans le cadre d’Artemis.
La pression géopolitique joue un rôle clé dans les choix de la NASA. Les États-Unis veulent devancer la Chine, qui vise un alunissage habité avant 2030. Cette compétition, renforcée par des objectifs politiques nationaux, pousse la NASA à accélérer son calendrier malgré les risques techniques et humains. Les experts soulignent que consacrer quelques milliards supplémentaires à des systèmes de secours pourrait éviter une catastrophe et préserver la crédibilité de l’agence. Pourtant, les investissements déjà engagés dépassent les 100 milliards de dollars (soit environ 87,4 milliards d’euros). Certains spécialistes proposent des solutions concrètes, comme l’installation préalable d’un module de secours sur la Lune, qui pourrait servir à la fois d’abri et de véhicule de remontée vers l’orbite. D’autres suggèrent de retarder les missions habitées jusqu’à ce que des capacités de sauvetage soient opérationnelles, même si cela implique de perdre du terrain face à la Chine.
Le pôle Sud lunaire, cible des prochaines missions Artemis, présente des défis majeurs en raison de son relief accidenté. Contrairement aux sites d’atterrissage plats des missions Apollo, cette région est couverte de cratères profonds, de pentes raides et de blocs rocheux imposants. Ces caractéristiques augmentent considérablement les risques d’un atterrissage raté ou d’un basculement du module lunaire après son arrivée. Par exemple, le Starship, un module lunaire haut et étroit, pourrait facilement perdre son équilibre sur un terrain aussi irrégulier. Les nouveaux engins, bien que plus spacieux que ceux des années 1960, restent vulnérables aux irrégularités du sol lunaire. Ces contraintes techniques s’ajoutent à l’absence de solutions de secours, rendant les missions encore plus périlleuses pour les astronautes.
Les investissements de la NASA dans le programme *Artemis* dépassent déjà les 100 milliards de dollars (87,4 milliards d’euros). Pourtant, certains experts estiment qu’allouer quelques milliards supplémentaires à des systèmes de secours serait un choix judicieux. Ils soulignent que cette dépense pourrait éviter une catastrophe humaine et préserver la réputation de l’agence à long terme. Historiquement, la NASA avait toujours prévu des plans de secours après des accidents majeurs, comme après la catastrophe de la navette spatiale *Challenger* en 1986. Cependant, dans le cadre d’*Artemis*, cette approche semble avoir été négligée, peut-être en raison de la pression pour devancer la Chine ou de contraintes budgétaires. Les inspecteurs de la NASA appellent à une réévaluation urgente des priorités pour garantir la sécurité des astronautes.

