Si rien n’est fait, le réchauffement de la planète atteindra 2
Un peu plus de deux semaines avant l’ouverture de la COP31 sur le climat, le dernier rapport de l’ONU confirme que l’objectif de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C est caduc. Mais la hausse des températures peut encore être atténuée et il reste important d’agir..
Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a publié en octobre 2026 son rapport annuel sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), intitulé « Emissions gap ». Ce document évalue l’écart entre les engagements actuels des États et les efforts nécessaires pour limiter le réchauffement climatique. Selon ce rapport, si les politiques climatiques actuelles ne changent pas, la température moyenne de la planète augmentera de 2,8 °C d’ici 2100 par rapport à l’ère préindustrielle (avant 1850). Même si les gouvernements appliquent les plans qu’ils ont déjà annoncés, la hausse des températures pourrait atteindre 2,6 °C. Ces projections sont publiées à deux semaines de l’ouverture de la COP31, la 31e Conférence des Parties sur le climat, prévue à Antalya en Turquie.
L’accord de Paris, signé en 2015 par près de 200 pays, avait fixé comme objectif ambitieux de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Cependant, le rapport de l’ONU confirme que cet objectif est désormais caduc, c’est-à-dire irréalisable avec les politiques actuelles. Même les engagements pris par les États ne suffisent pas à atteindre ce seuil. Le Financial Times, cité dans l’article, souligne que la trajectoire actuelle mène inévitablement à un dépassement de cet objectif. Les scientifiques alertent depuis des années sur les conséquences d’un réchauffement supérieur à 1,5 °C, comme l’intensification des vagues de chaleur, la montée des eaux ou la perturbation des écosystèmes.
Malgré ce constat alarmant, le rapport de l’ONU reste un appel à l’action. Il indique qu’une réduction de 18 % des émissions de GES d’ici 2030, puis de 45 % d’ici 2045, permettrait de limiter la hausse des températures à 1,5 °C. Pour y parvenir, les États devraient accélérer leurs efforts en matière de transition énergétique, comme le développement des énergies renouvelables, la sortie progressive des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) ou encore l’amélioration de l’efficacité énergétique. Ces mesures permettraient non seulement de stabiliser le climat, mais aussi de réduire les risques de catastrophes naturelles et de préserver la biodiversité.
La COP31, qui se tiendra à Antalya en Turquie, est présentée comme une étape cruciale pour tenter de corriger cette trajectoire. Cette conférence internationale réunira les dirigeants du monde entier pour négocier des engagements plus ambitieux en matière de réduction des émissions. L’article souligne que le rapport de l’ONU est un signal fort envoyé aux participants : sans actions immédiates et concrètes, les objectifs climatiques resteront hors de portée. La COP31 pourrait donc être l’occasion de revoir à la hausse les promesses des États et de mettre en place des mécanismes de suivi plus stricts pour garantir leur application.
Un réchauffement de 2,8 °C aurait des conséquences dramatiques pour les populations et les écosystèmes. Les scientifiques prévoient une augmentation des événements météorologiques extrêmes, comme les canicules, les sécheresses, les inondations ou les tempêtes, plus intenses et plus fréquents. Les régions les plus vulnérables, comme les zones côtières ou les pays en développement, seraient les plus touchées. Par exemple, la montée du niveau des mers menacerait des villes entières, tandis que les récoltes agricoles pourraient être fortement perturbées, entraînant des crises alimentaires. Ces impacts soulignent l’urgence d’agir pour limiter les dégâts.

