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☕️ Mineurs : Meta estime risquer jusqu’à 1 400 milliards de dollars d’amende aux États-Unis

Next.ink · mis à jour il y a 24 j

D’après les calculs de Meta, les plaintes déposées par la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey pourraient l’exposer à 1 400 milliards de dollars d’amende si l’entreprise est déclarée coupable d’avoir conçu Facebook et Instagram de manière à rendre les plus jeunes utilisateurs dépendants de leur usage. L’entreprise a soumis ce chiffre […].

Meta face à 1 400 milliards

Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, estime que les plaintes déposées par quatre États américains (la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey) pourraient lui coûter jusqu’à 1 400 milliards de dollars d’amendes si elle est reconnue coupable d’avoir conçu ses plateformes pour rendre les jeunes utilisateurs dépendants. Ce montant, équivalent à 93 % de la capitalisation boursière actuelle de Meta (1 500 milliards de dollars), est présenté dans un document judiciaire déposé le 13 juillet. L’entreprise qualifie ce risque de sans précédent dans l’histoire de la protection des consommateurs et conteste les accusations, affirmant que les plaintes manquent de fondement. La capitalisation boursière correspond à la valeur totale des actions de l’entreprise en Bourse.

Accusations de priorité aux profits

Les procureurs des quatre États poursuivent Meta pour avoir, selon eux, priorisé ses profits sur la sécurité des enfants, contribuant ainsi à une crise de santé mentale touchant les jeunes Américains. Le procureur général de Californie, Rob Bonta, affirme que les réseaux sociaux de Meta ont alimenté cette crise. Les États plaignants calculent le montant des amendes en multipliant le nombre de violations par les montants fixés par chaque loi étatique. Le nombre de violations serait estimé en fonction du nombre d’adolescents et de jeunes utilisateurs affectés par les pratiques de Meta. Une audience est prévue en juin pour statuer sur ces plaintes, avant un jugement définitif en août par la juge Yvonne Gonzales Rogers.

Problème de consentement parental

En plus des accusations d’addiction, vingt-neuf autres États américains poursuivent Meta pour avoir collecté des données personnelles de mineurs sans obtenir le consentement parental adéquat. Cette pratique, jugée illégale, expose l’entreprise à des amendes supplémentaires. Meta rejette ces accusations, arguant que les procureurs ne disposent pas de preuves démontrant une addiction aux réseaux sociaux, celle-ci n’étant pas reconnue comme une maladie psychiatrique établie. Le terme addiction désigne ici une dépendance comportementale, c’est-à-dire une utilisation compulsive et excessive d’une plateforme, sans pour autant correspondre à une pathologie médicale officielle.

Ce que ça pourrait changer

Meta nie catégoriquement les accusations portées contre elle, affirmant que les États plaignants n’ont pas fourni de preuves solides pour étayer leurs claims. L’entreprise souligne que la notion d’addiction aux réseaux sociaux n’est pas une maladie reconnue, ce qui rendrait les poursuites juridiques fragiles. Cependant, les États-Unis ne sont pas le seul front pour Meta : Bruxelles, en Europe, exige également des changements majeurs sur Facebook et Instagram pour limiter les risques d’addiction chez les jeunes. Ces affaires illustrent les tensions croissantes entre les géants du numérique, les régulateurs et les défenseurs des droits des consommateurs, dans un contexte où la protection des mineurs en ligne devient une priorité politique et juridique.

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