Mes questions aux chefs
Toujours prompt à rendre service, j’ai cru utile de faire la liste de celles que j’aimerais poser..
L’auteur propose plusieurs questions au chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon. Il lui demande d’abord si une prime de 700 $ de l’État québécois pour un quatrième enfant le convaincrait d’agrandir sa famille, et comment il justifierait cette somme dans le coût total d’un enfant. Ensuite, il interroge la position du parti sur un référendum d’indépendance avant janvier 2029, en cas de décès prématuré du président américain Donald Trump, alors que le livre bleu du parti prévoit une période de consultation de 1 à 2 ans pour une constitution provisoire. L’auteur souligne que cette constitution ne modifierait pas la structure de l’État et questionne la pertinence d’une telle consultation, surtout face aux réactions des nations autochtones. Enfin, il s’intéresse à la première rencontre entre St-Pierre Plamondon et Mark Carney, gouverneur de la Banque du Canada, pour savoir si elle aurait lieu à Québec, Ottawa ou Montréal, en mentionnant un ami maire de Québec.
L’auteur pose deux questions à Christine Fréchette, chef du Parti libéral du Québec, sur sa politique d’immigration. Il lui demande pourquoi elle fixe un plafond de 45 000 immigrants permanents par an sans préciser d’objectif pour les immigrants temporaires, qui sont cinq fois plus nombreux. Il l’interroge aussi sur sa position concernant les pouvoirs en immigration, notamment sur la réunification familiale et les immigrants temporaires, alors que son prédécesseur François Legault en avait réclamé. Enfin, il remet en cause sa promesse de fournir un médecin de famille à chaque Québécois d’ici quatre ans, soulignant que cette affirmation n’est pas crue par la population.
Charles Milliard, chef du Parti conservateur du Québec, est interrogé sur sa proposition de renforcer le Québec par des alliances avec d’autres provinces. L’auteur lui rappelle que René Lévesque, Robert Bourassa, Lucien Bouchard et François Legault ont tous tenté des alliances similaires, mais ont été trahis par d’autres provinces. Il lui demande pourquoi il pense réussir là où ses prédécesseurs ont échoué. L’auteur lui pose aussi une question sur sa position concernant l’interdiction des signes religieux pour les personnes en autorité dans l’État, alors qu’il reproche à Fréchette de ne pas révéler clairement sa pensée sur la souveraineté. Enfin, il s’enquiert de sa conscience quant à l’expiration possible de la disposition de dérogation dans la loi sur la laïcité, qui pourrait permettre aux policiers, juges et autres de porter des signes religieux.
Ruba Ghazal, chef du Parti vert du Québec, est questionnée sur sa position face à un afflux de réfugiés haïtiens à la frontière américaine, suite à la révocation par Donald Trump du statut temporaire de 300 000 Haïtiens. Ghazal a répondu qu’elle accueillerait ces réfugiés et les répartirait au Canada, mais l’auteur souligne qu’Ottawa et les autres provinces ont refusé toute répartition. Il lui demande donc ce qu’elle ferait si ces Haïtiens se présentaient à la frontière québécoise sans engagement fédéral. Il l’interroge aussi sur sa position concernant le million d’autres réfugiés, notamment vénézuéliens, que Trump menace d’expulser. Enfin, il lui demande si elle fermerait les quatre bureaux du Québec en Chine, en plus de celui à Tel-Aviv, pour protester contre les politiques répressives de ces pays.
Éric Duhaime, chef de la Coalition avenir Québec, est interrogé sur deux aspects de sa politique. D’abord, il lui est demandé d’expliquer son revirement sur l’impôt provincial : alors qu’il critiquait le fait que 40 % des contribuables ne payaient aucun impôt provincial, sa proposition actuelle augmenterait cette proportion à plus de 50 %, ce qui pourrait être interprété comme une stratégie pour attirer les votes des classes modestes. Ensuite, l’auteur lui demande de justifier sa position sur les garderies, alors qu’il dénonce les 30 000 enfants en attente d’une place mais s’engage à ne pas investir pour en créer de nouvelles.
Tous les chefs sont questionnés sur leur gestion des finances publiques. L’auteur souligne que leurs cadres financiers sont insuffisants pour maintenir les services actuels de l’État. Il leur demande ce qu’ils feront si des ministres ou le Protecteur du citoyen leur signalent que leurs réductions budgétaires entraînent des coupes et du rationnement. Il leur propose deux options : maintenir le cap comme l’a fait Philippe Couillard, malgré les conséquences humaines, ou reporter l’objectif de déficit zéro comme l’a fait Pauline Marois. Cette question vise à clarifier leur approche face aux tensions entre rigueur budgétaire et qualité des services publics.

