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Aucune certitude qu’il y aura un accord définitif sur Churchill Falls, dit Wakeham

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 12 j

La première ministre du Québec a indiqué en début de semaine qu'elle avait bon espoir d'arriver à une entente..

Négociations en cours

Les négociations entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador concernant le projet hydroélectrique de Churchill Falls se poursuivent sans garantie d'aboutir à un accord définitif. Tony Wakeham, premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, a confirmé que des progrès étaient réalisés, mais a souligné que rien n'était encore acquis. Cette déclaration contraste avec les propos de Christine Fréchette, première ministre du Québec, qui avait exprimé un optimisme prudent quant à la conclusion des discussions dans les semaines à venir. Les deux dirigeants se sont rencontrés lors du Conseil de la fédération, une rencontre des premiers ministres provinciaux tenue à Charlottetown. Wakeham a précisé qu'il ne remettait pas en cause l'optimisme de Fréchette, mais a insisté sur le fait que des étapes supplémentaires devaient encore être franchies avant de pouvoir valider un accord.

Objectifs des provinces

Les deux provinces cherchent à renégocier un accord initial dévoilé en décembre 2024, dont l'objectif est d'augmenter la capacité hydroélectrique du fleuve Churchill, situé au Labrador. Terre-Neuve-et-Labrador souhaite obtenir davantage d'électricité et développer des infrastructures pour exporter cette énergie vers d'autres marchés. Le Québec, de son côté, semble ouvert à un compromis, à condition que celui-ci inclue une compensation financière liée à une décision historique. En effet, Pascal Paradis, porte-parole du Parti québécois en matière d'énergie, a indiqué que son parti accepterait un accord énergétique avec Terre-Neuve-et-Labrador, mais seulement si une compensation était prévue pour une décision rendue en 1927 par le Conseil privé britannique. Cette décision avait attribué une partie du territoire du Labrador à Terre-Neuve, alors que cette dernière n'était pas encore une province canadienne.

Différend frontalier

Tony Wakeham a abordé publiquement un sujet sensible en mentionnant la question de la frontière entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador. Il a rappelé que le Labrador fait partie intégrante de Terre-Neuve-et-Labrador et que cette situation est définitive. Cette déclaration fait écho à un différend territorial de longue date entre les deux provinces, qui remonte à des décennies. Le premier ministre a souligné que cette question n'avait pas été abordée lors des négociations actuelles, mais son intervention rappelle que les tensions historiques entre les deux régions pourraient influencer les discussions énergétiques. Le Conseil privé britannique avait tranché en 1927 en faveur de Terre-Neuve, mais cette décision reste un sujet de controverse pour le Québec.

Ce que ça pourrait changer

Le projet de *Churchill Falls* est au cœur des négociations, car il représente une source majeure d'énergie hydroélectrique pour les deux provinces. Le fleuve Churchill, situé au Labrador, est un site clé pour la production d'électricité, et son exploitation pourrait avoir des répercussions économiques importantes. Terre-Neuve-et-Labrador cherche à maximiser les bénéfices de cette ressource, tandis que le Québec souhaite sécuriser un approvisionnement stable en énergie renouvelable. Les discussions s'inscrivent dans un contexte plus large de collaboration interprovinciale, comme en témoigne la réunion du Conseil de la fédération. Cependant, les désaccords persistants, notamment sur la question territoriale et les compensations financières, pourraient retarder ou compliquer la conclusion d'un accord définitif.

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