Inflation : la hausse des prix est demeurée stable à 3 % en août
Les prix de l'essence ont continué d'appuyer sur l'accélérateur de l'inflation au Canada le mois dernier..
En août 2026, l’inflation au Canada est restée stable à 3 %, selon les données de Statistique Canada. L’inflation mesure la hausse générale des prix des biens et services sur une période donnée. Un taux d’inflation de 3 % signifie que, en moyenne, les prix ont augmenté de 3 % par rapport à août 2025. Cette stabilité est notable car elle intervient malgré des tensions persistantes sur les prix de l’énergie et des variations régionales importantes. Pour comparer, en juillet 2026, l’inflation était également de 3 %, ce qui montre une absence d’accélération ou de ralentissement significatif. Ce chiffre est calculé à partir de l’Indice des prix à la consommation (IPC), un outil statistique qui suit l’évolution des prix d’un panier représentatif de produits et services consommés par les ménages.
Les prix de l’essence ont continué d’augmenter en août 2026, mais à un rythme moins rapide que le mois précédent. Sur une base annuelle, ils ont progressé de 22,8 % en août, contre 25,7 % en juillet. Cette hausse reste élevée en raison du conflit au Moyen-Orient, qui perturbe les approvisionnements en pétrole. Cependant, le ralentissement de cette augmentation a contribué à stabiliser l’inflation globale. Sans prendre en compte la hausse des prix de l’essence, l’inflation aurait été de 2,4 % en août, contre 2,2 % en juillet. Cela montre que, sans l’effet des carburants, la pression sur les prix serait moins forte. Les stations-service sont directement impactées par ces fluctuations, qui dépendent des cours internationaux du pétrole.
L’inflation n’a pas évolué de la même manière dans toutes les provinces canadiennes en août 2026. Au Québec, l’IPC s’établissait à 3,1 %, en légère baisse par rapport à juillet (3,3 %). En Ontario, il a atteint 2,4 %, en hausse de 0,4 point de pourcentage par rapport au mois précédent. Certaines provinces ont connu une accélération de l’inflation, comme la Nouvelle-Écosse (5,1 %), l’Île-du-Prince-Édouard (4,4 %) ou Terre-Neuve (4,3 %). À l’inverse, l’Alberta (3,8 %) et la Saskatchewan (3,5 %) ont vu leur inflation ralentir. Ces différences s’expliquent par des facteurs locaux, comme la demande en logements, les coûts des services publics ou les spécificités économiques de chaque région.
En août 2026, deux postes de dépenses ont particulièrement pesé sur le budget des Canadiens : les loyers et les voyages organisés. Le coût des loyers a augmenté de 2,8 % sur un an, contre 2,5 % en juillet, reflétant une demande soutenue pour le logement. Les voyages organisés, quant à eux, ont vu leurs prix grimper en raison de plusieurs facteurs. Les compagnies aériennes ont ajusté leurs tarifs pour compenser la forte baisse des voyages des Canadiens vers les États-Unis en 2025. De plus, les suppléments pour le carburant ont aussi contribué à cette hausse. Ces ajustements reflètent une adaptation du marché touristique après une période de perturbations.
Les prix des produits d’épicerie ont augmenté de 2,8 % sur un an en août 2026, un rythme plus lent que l’inflation globale (3 %). C’est la première fois en deux ans que la croissance des prix alimentaires passe sous le seuil de l’inflation générale. Malgré ce ralentissement, les prix des aliments restent 29 % plus élevés qu’en août 2021. Cette situation s’explique par des coûts de production élevés, des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et des facteurs climatiques. Les consommateurs continuent donc de ressentir l’impact de ces hausses, même si la tendance récente est moins marquée.
Les Canadiens ont dépensé moins pour leurs vêtements en août 2026, avec une baisse des prix de 1,1 % sur un an. En juillet, les prix avaient légèrement augmenté de 0,9 %. Cette diminution est principalement due à la baisse des prix des vêtements pour hommes (-2,3 %) et pour enfants (-1,9 %). Les prix des vêtements pour femmes, eux, sont restés stables. Cette tendance pourrait s’expliquer par une offre plus abondante, des promotions accrues ou une baisse de la demande dans certains segments du marché. Les détaillants de mode sont donc confrontés à un environnement où les marges peuvent être réduites.

