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Le transport collectif au coeur de la bataille du 450

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 10 j

L'amélioration du transport collectif est l'enjeu qui unit les maires et mairesses de la banlieue de Montréal.

Élections 2026 et enjeu 450

Les élections québécoises de 2026 s'annoncent serrées dans les 450 circonscriptions entourant Montréal, surnommées collectivement le 450. Ces régions, qui comptent pour près d'un tiers des 127 sièges à l'Assemblée nationale, pourraient décider du sort de la Coalition avenir Québec (CAQ) ou favoriser le Parti québécois (PQ). Les maires et mairesses locales estiment que l'accès au transport collectif est un argument électoral clé pour convaincre les électeurs. Selon l'analyste Philippe J. Fournier, ces circonscriptions votent souvent de manière unifiée pour un même parti, comme en 2018 et 2022 où la CAQ avait remporté la majorité des sièges. Cependant, les sondages récents montrent une volatilité électorale, avec une possible division des voix entre les partis.

Problèmes de transport

Plusieurs municipalités de la couronne nord et sud de Montréal, comme Candiac, Saint-Jean-Baptiste ou Blainville, souffrent d'un manque criant de transport collectif. À Candiac, où 4000 logements sont en construction près de la gare de train de banlieue Exo, le maire Normand Dyotte dénonce le retrait du gouvernement québécois du financement des transports collectifs. À Saint-Jean-Baptiste, la mairesse Marilyn Nadeau souligne que les étudiants et les aînés doivent quitter la ville faute d'options, car aucun service n'existe. À Blainville, la mairesse Liza Poulin explique que les déplacements entre municipalités, comme de Deux-Montagnes à Mirabel (2h15 en transport), poussent les habitants à utiliser leur voiture, aggravant la congestion routière. Ces problèmes touchent aussi Lanaudière et les Laurentides.

Demandes des maires

Les maires et mairesses des couronnes nord et sud ont formulé des revendications précises pour améliorer le transport collectif. Ils demandent un pacte pour la mobilité incluant le développement de liens est-ouest pour relier les villes entre elles, les pôles d'emploi et les services, plutôt que seulement vers Montréal. À Laval, le maire Stéphane Boyer réclame depuis des années le prolongement de la ligne orange du métro jusqu'au Carrefour Laval. À Longueuil, la mairesse Catherine Fournier souhaite que l'étude du projet structurant sur le boulevard Taschereau soit confiée rapidement à Mobilité Infra Québec. Les élus insistent aussi sur la nécessité de desservir les parcs industriels, comme à Blainville, où deux secteurs ne sont pas couverts par le transport collectif.

Ce que ça pourrait changer

Le vote dans les couronnes nord et sud est devenu un enjeu stratégique pour les partis politiques, car il peut faire basculer le résultat des élections. Selon Philippe J. Fournier, ces circonscriptions abritent des **électeurs pivots**, c'est-à-dire des personnes dont le vote est incertain et peut changer de camp. Ces électeurs ont notamment voté pour Mark Carney et les libéraux fédéraux en 2023, montrant une faible fidélité partisane. La CAQ, qui avait dominé ces régions en 2018 et 2022, voit son avance s'effriter dans les sondages. Les analystes soulignent que la mobilisation de ces électeurs sera décisive pour le scrutin du **5 octobre 2026**, où le transport collectif pourrait être un argument déterminant.

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