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Débat de Noovo : Fréchette admet des « erreurs » de la CAQ et prend PSPP pour cible

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 j

Nombreuses ont été les attaques dirigées vers le chef du Parti québécois lors du deuxième débat télévisé..

Débat télévisé des chefs

Un débat télévisé a opposé les cinq principaux chefs de parti politique du Québec lors d’une joute oratoire organisée par Noovo–Crave le 16 septembre 2026. Ce Grand débat des chefs s’est tenu sur le campus Bell de L’Île-des-Sœurs, à Montréal, et a duré 1 heure 30, soit trente minutes de moins que le Face-à-face de TVA organisé la veille. Les chefs ont abordé une vingtaine de thématiques et répondu à des questions pour ou contre posées par le modérateur Michel Bherer. Les partis en présence étaient la Coalition avenir Québec (CAQ), le Parti québécois (PQ), le Parti libéral du Québec (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti conservateur du Québec (PCQ).

Reconnaissance des erreurs de la CAQ

Lors de son introduction, Christine Fréchette, cheffe de la CAQ et première ministre sortante, a reconnu des erreurs passées de son parti. Elle a déclaré que la CAQ n’avait pas été parfaite ces dernières années, mais qu’elle avait appris de ces erreurs et les avait corrigées. Interrogée ensuite par les journalistes sur la nature de ces erreurs, elle a précisé qu’un nouveau gouvernement caquiste n’investirait plus autant dans des projets comme Northvolt (une usine de batteries électriques en Suède) ou Lion électrique (un constructeur de véhicules électriques québécois). Ces projets avaient bénéficié de subventions publiques importantes. La CAQ est au pouvoir depuis 2018 au Québec.

Critique du référendum du PQ

Christine Fréchette a principalement ciblé Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), lors du débat. Elle a remis en question la pertinence d’un référendum sur l’indépendance du Québec, proposé par le PQ, dans le contexte actuel de tensions économiques et commerciales. Selon elle, un tel référendum ajouterait de l’incertitude dans un contexte déjà fragile, notamment en raison de la guerre tarifaire (conflits commerciaux entre pays ou blocs économiques). Elle a évoqué des sondages, comme ceux de l’agrégateur Qc125, qui indiquent que 70 % des Québécois seraient opposés à un référendum sur la souveraineté. Le PQ propose de consulter la population québécoise sur l’indépendance via un référendum, une démarche qui nécessiterait une majorité simple pour être adoptée.

Réponse du PQ et des autres partis

Paul St-Pierre Plamondon a rétorqué que l’instabilité économique provenait plutôt d’un mauvais gouvernement qui gaspille les fonds publics. Charles Milliard, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), a également critiqué la pertinence d’un référendum, rappelant que 70 % des Québécois seraient contre. Il a aussi contesté la démarche du PQ en soulignant que, selon cette logique, 80 % des Québécois ne voulaient pas du Parti libéral (PLQ), ce qui n’empêcherait pas ce parti de gouverner. Éric Duhaime, chef du PCQ, a quant à lui attaqué Ruba Ghazal, co-porte-parole de Québec solidaire (QS), en lui reprochant de vouloir organiser une assemblée constituante pour discuter de l’indépendance, un processus estimé à 840 millions d’euros sur quatre ans. Il a questionné la responsabilité de cette dépense dans un contexte économique difficile.

Débat sur les gaz de schiste

Un échange houleux a opposé Éric Duhaime (PCQ) et Ruba Ghazal (QS) sur la question de l’exploitation des gaz de schiste au Québec. Duhaime a défendu cette exploitation, affirmant que le gaz naturel liquéfié permettrait à des pays européens de réduire leur dépendance au charbon, une énergie très polluante. Ghazal a rejeté cette idée, arguant que l’exploitation des gaz de schiste saccagerait l’environnement et le territoire québécois, déjà fragilisé. Elle a ajouté que le gaz de schiste était une ressource en voie d’épuisement, qu’on le veuille ou non. Duhaime a répondu avec ironie : « Oui, mais on peux-tu s'enrichir en attendant ? », soulignant l’enjeu économique de cette ressource.

Critique des dépenses de la CAQ

Charles Milliard (PCQ) a utilisé une analogie avec les formats familiaux de Costco pour dénoncer ce qu’il qualifie de gaspillage des fonds publics et de mauvaise gestion par la CAQ. Il a cité plusieurs exemples de projets controversés ou en difficulté : Northvolt (usine de batteries en Suède, en faillite), Nemaska Lithium (entreprise minière aux lacunes), le projet informatique SIFA (dépenses excessives dans le secteur de la santé), le fiasco SAAQclic (difficultés du virage numérique à la Société de l’assurance automobile du Québec), Lion électrique (constructeur de véhicules électriques en difficulté financière) et l’arrivée des Kings de Los Angeles à Québec (projet sportif coûteux). Milliard a accusé la CAQ de gérer les finances publiques comme des achats en gros, sans égard aux besoins réels.

Ce que ça pourrait changer

Christine Fréchette a défendu la gestion de son gouvernement en affirmant que la CAQ avait généré une *croissance économique* sans précédent au Québec. Elle a ensuite recentré le débat sur la question de la souveraineté, en demandant à Charles Milliard s’il partageait son avis selon lequel un référendum nuirait au pouvoir d’achat et créerait de l’incertitude. Milliard a répondu de manière évasive en déclarant qu’il s’arrangerait avec Paul St-Pierre Plamondon sur ce sujet. Fréchette a également critiqué les *trous* du cadre financier du Parti québécois, sans préciser davantage ses reproches lors de son point de presse post-débat.

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